__ A] LA QUESTION DE L'ANUS CONTRE NATURE
Dans les. 13 cas sur lesquels repose ce travail, cette. question a été envisagée de différentes manières. Ceci à ee = d'ailleurs tient au fait que les sé hu trie dans les : ne, > quelles on a à exécuter la résection intestinale avec Ps rétablissement par invagination sont loin d’être uni-
20) | voques. nr Lhh A DRE r
sn Dans: un ant nombre de cas en-effet, le néo- ARAÈTES sigmoïdien a été révélé par un épisode occlu-
sif aigu et c’est alors d'urgence qu'a été pratiqué l’anus artificiel; la résection avec rétablissement de la continuité n'étant alors réalisée que dans un second
temps.
b) A l'opposé il est possible que les lésions en cause ne soient pas facteurs d’occlusion. Il peut s’agir, par exemple, d’un méga-sigmoiïde. Quatre cas ont été ainsi opérés sans qu’on ait eu recours à aucune déri-
vation en amont des sutures.
a C) Enfin, les autres cas s’adressaient à des lésions
senté d'accident occlusif aigu. Dans tous ces cas, une. dérivation a été pratiquée soit dans un premier temps, soit à la fin même de l'intervention. :
De ces 13 cas, quelles conclusions pouvons-nous
tières ?
pratiquée sans dérivation des matières, bien que pou-
très aléatoire dans ses résultats. Sr
En effet, sur quatre cas ainsi opérés, deux re fait des accidents dans les suites immédiates. L'un a fait.
par contre, a fait dans les as qui ont suivi l'intervention une fistule stercorale mue a duré plus de: deux mois. re a De
Es
.: TR néoplasiques mais chez des malades n ’ayant pas pré- e
tirer quant à FORDOMRRIEE d’une dérivation des ma- La résection avec rétablissement de la continuité
vant paraître fort séduisante a priori, s’est montrée
un accident occlusif mortel mais que € autopsie a
révélé être dû à un volvulus sur bride et que la déri- + vation n’aurait probablement pas ‘empêché. L'autre,
np:
À l'opposé, dans tous les ‘autres icas, la suture ;:a été protégée par .un anus artificiél en amont, et, toujours, iles suites :opératoires immédiates ont été .des plus bénignes. F1 semble donc, sur.le vu de ces résultats, .qu'H-soit prudent de pratiquer dans :tous les cas un anus artificiel. .Gertes, le :malade :qui, sans cela, pourrait sortir de l'hôpital vers le 18 jour, restera immobilisé :plus longtemps; mais.cette perte de temps sera largement compensée par la sécurité :que donne la dérivation des matières.
ŒUAND .DOIT-ON PRATIQUER :LA .DERIVATION ,?
En dehors des.cas-d’occlusion aiguë où elle 7. pratiquée d'urgence, deux éventualités sont à envisager : — ou chien ül s’agit dun malade résistant, qui ne présente aucun ‘signe «de rétention stercorale, et dans :ce cas l'anus pourra être fait à Ja fin de ‘Fintervention, dans ‘le même ‘temps que l’ana-
stomose; | — ou-bienil:s’agit d’un sujet:plus oumoins fatigué, dont l’intestin se vide mal:et, dans ce cas, il est prudent de dériveriles matières dans un premier ‘temps précédant de 15 jours ou 3:semaines la résection intestinale avec rétablissement de la
-continuité.
COMMENT CETTE :DERIVATION DOIT-ELLE :ETRE PRATIQUÉE ? Dans les observations que nous rapportons, l’anus cæcal.a été employé une fois, l'anus ‘transverse deux fois, l’anus gauche 6 fois. C’est cette dernière modalité
qui semble la meilleure. En. effet, l’anus transverse est assez souvent difficile à fermer et l’anus cæcal ne donne qu’une dérivation incomplète. Or il est préférable d’avoir une dérivation totale des matières et de faire un anus à éperon. D'autre part, cet anus devra être non pas iliaque, mais sous-angulo-colique pour ne diminuer en rien la longueur de lanse sigmoiïdienne mobile sus-jacente qui pourra ainsi être uti-
lisée au maximum.
Voici, brièvement résumée, la technique actuellement employée dans le service du Professeur agrégé d'Allaines pour la création de cet anus sous-angulocôlique gauche :
- Incision latérale gauche haut située, avec dissocialion des muscles. On repère le côlon descendant. Parfois ce repérage est rendu difficile par la poussée des anses grèles. Dans ce cas on fera basculer le malade du côté droit, ce qui favorisera la recherche. Le côlon, une fois repéré, est attiré au moyen d’une
pince en cœur. Dans certains cas, chez les sujets gras
et dont le méso est accolé très loin, on éprouve quel- :
ques difficultés à extérioriser l’anse. Mais en général, on y parvient, en amorçant au besoin un décollement Côlo-pariétal de la pointe des ciseaux courbes. De plus, il est bon de vérifier le niveau de l’anse attirée. Sans cette précaution, on pourrait amener dans l’incision le début de l’anse sigmoïde et il en résulterait
une gêne lors de l’anastomose. On libère, en un point,
le bord mésentérique du côlon extériorisé et l’on passe
«dat
par la brèche une baguette de verre en T. L’anse ainsi extériorisée est fixée au péritoine pariétal, préalablement repéré, par quatre points de catgut ou de fil de lin. 5
Le deuxième jour l'intestin est ponctionné au thermo pour laisser s'échapper les gaz. Vers le sixième jour, on le sectionne complètement, jusqu’à la baguette de verre qui devient alors inutile.
Au total, la question de la dérivation des matières doit dans tous les cas être résolue par l’affirmative. Cette dérivation sera faite soit dans un premier temps, soit dans le même temps que la résection et âevra être une dérivation totale, réalisée par un anus à
éperon sur baguette sous-angulo-colique gauche.