VIII AVANT-PROPOS
térêt. Le fonds d'idées est plus ou moins le même que dans la retraite aux frères, mais il est autrement présenté, développé et adapté. Les applications en particulier et la trame surtout sont tout à fait différentes. Bien que l'oraison et la pénitence ouvrent la marche, l'auteur leur accorde une moindre place et leur adjoint davantage les autres vertus religieuses. Aussi cette retraite, fort belle en elle-même, largement imprégnée des idées alphonsiennes, et très salutaire assurément, nous semble moins refléter pourtant le système ascétique et du Père Desurmont et de saint Alphonse.
La troisième retraite, qui doit remonter à 1886, n'est pas, comme les deux précédentes, une simplification et une adaptation, mais la reprise du grand projet de l'auteur concernant les exercices spirituels de saint Alphonse. « C'est la quatrième fois, dit-il, que j'achève un travail sur ce sujet. Ces quatre essais se ressemblent et sont certainement différents, grâce à des changements successifs qui sont, je l'espère, des perfectionnements1.» Les trois essais précédents auxquels il fait allusion sont la petite retraite sur le Tout à Dieu et les deux sur la Conversion quotidienne Il ne parle pas de la première et longue retraite sur le Tout à Dieu, car elle est un extrait de saint Alphonse plutôt qu'un travail personnel, et elle était restée au fond de ses cartons ignorée de ses confrères.
L'auteur traite ses pages « d'essai » et assurément on regrettera toujours qu'il n'ait pas mis la dernière main à son œuvre ascétique par une retraite défîni-
l. Le retour continuel <i Dieu. p. 304.