ACTE
L'amour : ses trois degrés réunis.
Quoique Dieu veuille avecune égale charité tout ce qu'il veut, il donne h certaines choses une préférence relative. C'est ainsi qu'évidemment il préfère la sainte messe aux sacrifices de l'ancienne Loi. Or, parmi les vertus qui ne sont pas la charité, mais qui se rapportent à elle, celles qu'il préfère à toutes ce sont les vertus formelles. Aussi saint Alphonse a-t-il fait consister la pratique de l'amour dans leur exercice. C'est pourquoi notre acte d'amour, pour être complet, doit; après avoir été appliqué à la volonté de Dieu en général, être appliqué ensuite aux vertus, comme objets privilégiés de cette volonté sainte.
Nous pouvons, ici encore, distinguer trois degrés.
Dans le premier, après avoir dit à Dieu qu'on l'aime assez pour vouloir éviter tout ce qui lui déplaît, on ajoute que parmi les choses qui lui déplaisent on veut éviter surtout les vices opposés aux vertus, surfout à telles ou telles.
Dans le deuxième, après avoir offert à Dieu un amour disposé à lui faire positivement plaisir, on lui promet tels et tels actes de vertu.
Dans le troisième, après s'être consacré àla recherche constante de ce qui est le plus agréable à Dieu, on s'engage à pratiquer les vertus dans leur perfection.
Je m'efforcerai dans cette oraison de monter du premier degré au deuxième, puis je pousserai mon âme vers le troisième. Je dirai :
0 Jésus, qui avez si parfaitement et si constamment possédé toutes les vertus, daignez m'aider à les reproduire en moi! Vous allez pendant ces jours de recueillement m'inspirer les moyens à prendre, accordez-moi de les adopter avec un généreux empressement. Mais surtout, ù mon Sauveur, donnez-moi l'amour et la persévérance!
Jusqu'à la prochaine oraison, je préparerai mon âme à la pratique des vertus par charité et je recourrai continuellement à la prière.
.'{7;l LE RETOUR CONTINUEL A DIEU.