SCÈNE V JUDITH, MICHEL
JUDITH
Cette Andrée est un être délicieux.
MICHEL
C'est un oiseau.
Qui a de la branche. Elle a une façon de comprendre la vie qui m'enchante. Elle m'a fait des confidences... non, c'est inouï!... Je te raconterai ça. Je doute qu'elle soit jamais malheureuse ; elle ne considère que le meilleur côté des choses... elle a bien raison.
MICHEL, tristement.
Oui, c'est en effet le moyen d'être heureux... et il faut envier ces caractères-là.
JLDITn
Qu'est-ce que tu as?
MICHEL
Rien.
JUDITH
Quand vous avez été seuls, elle t'a parlé de ta femme, naturellement?
MICHEL
Oui.
JUDITH
Mais elle ne t'a rien appris de nouveau?
MICHEL
Il n'y a que ce qui existait déjà... tu ne trouves pas que c'est assez.
Ah! bien.
MICHEL
Pourquoi dis-tu : Ah ! bien?
JUDITH
Parce que je vois...
(Elle est interrompue par l'arrivée de Léontine qui lui remet une carte.)