‹ Le retour de l'empereurChapitre 17 sur 30 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

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I. — Napoléon à la Cour de France, le 29 man 1814. — Le général Belliart» sorti de Paris à la tête d'une division, pour préparer le cantonnement des troupes qui doivent évacuer la capitale, lui apprend les événements du Jour, la capitulation signée par Marmont et l'entrée des alliés dans la ville, ainsi conquise, décidée pour le lendemain, 30 mars. — Désespoir de l'Empereur,

— n se dirige avec sa suite sur Fontainebleau, et envoie le duc de Vicenoe. Caulaincourt, à Bondy, le quartier général du czar, afin de négocier la paix.

— Il ordonne, en même temps, aux troupes qu'il ramenait des champs de bataille de la Champagne, de se concentrer autour de Fontainebleau. — Il y reçoit Marmont, venu de son quartier d'Essonne, pour conférer avec lui, et r Empereur confirme son lieutenant dans son commandement. Marmont dirigera l'avant-garde dans la prochaine campagne que prépare l'Empereur.

— Intrigues des maréchaux qui désirent la paix. — Les bruits qui circulent à Fontainebleau, venus de Paris, les encouragent à la rébellion. — Us se concertent entre eux pour exiger de l'Empereur son abdication, en faveur du Rot de Rome. — C'est, au surplus, les conditions de la paix rapportées de Bondy par Caulaincourt

II. — Pendant ce temps, Talleyrand s'efforce de séparer Marmont de l'Empereur. — Marmont cède aux sollicitations actives de l'astucieux personnage et, abandonnant l'Empereur, envoie son corps d'armée à Versailles où sont cantonnés les Russes. -* En ses Mémoires, Marmont tftche d'excuser cette action impie, qui ne fut qu'une trahison. — Napoléon ne désespère pas, néanmoins, de triompher de la mauvaise fortune. — Il se dispose à attaquer les alliés à Paris avec les troupes qui lui sont fidèles. — A cette nouvelle, les maréchaux s'insurgent. ^- Ils insistent plus que jamais pour une abdication. — Napoléon, obsédé et se voyant abandonné des grands chefs de son armée, rédige, enfin, son abdication.

III. — Les plénipotentiaires qu'il a nommés partent de Fontainebleau, pour remettre cette pièce dans les mains du czar. — L'abdication ne suffit plus aux alliés; il faut que Napoléon signe sa déchéance et le renoncement au trOne de France pour lui et les siens. — Résistance prolongée de Napoléon. — Cependant, désespéré, il s'empoisonne, dans la nuit du 12 au 13 avril. — Des remèdes énergiques lui rendent la vie et, dégoûté de tout, il consent à signer le traité, qui lui est présenté» par lequel lui est assurée la jouissance viagère de l'île d'Elbe. — Il accepte l'exil. — Sa vie à Fontainebleau, durant ces derniers jours d'attente. — Ses lettres à Marie-Louise, à Blois et à Orléans, et celles que Marie- Louise lui écrit. — Avant son départ, il fait ses adieux à sa garde, et quitte le palais de Fontainebleau le 20 avril 1814 1

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