CHAPITRE VII
LBS GENT-JOUBS
I. — Refus de Montholon de poursuivre Louis XVI II en fuite. — Constitution du ministère, dans lequel sont compris Camot, Fouché et Caulaincourt. — Le Moniteur, sous la direction de Maret, duc de Bassano. — Publication, à Paris, des décrets de Lyon. — Le 21 mars, revue de la garnison de Paris. — Arrivée de Cambronne et des grenadiers de l'île d'Elbe. — Allocution de l'Empereur. — Observations de Villemain. — Magnanimité de Napoléon à l'égard du duc d'Angoulême, prisonnier de Grouchy. dans le Midi. — Le prince est embarqué pour l'Espagne. — Attitude et sentiments de la France, au retour de l'tte d'Elbe.
II. — Mémoire de Guizot, en mai 1815. — Son jugement sur le retour de Tile d'Elbe. — Causes du succès de l'Empereur. — I^ettre de Napoléon aux souverains coalisés. — Cettre lettre n'arrive point à destination, les courriers qui la portent, empêchés de poursuivre leur chemin, hors de France. — Sentiments loyaux de Napoléon, touchant ses promesses à sa rentrée en France. — Agissements hypocrites de Fouché; son rapport sur l'état de l'opinion.
III. — Attitude de la population de Paris envers l'Empereur. — Il rétablit sa Cour avec le même luxe qu'autrefois, — Le 26 mars, audience solennelle de tous les grands corps de l'Etat, aux Tuileries. — Harangue de l'Empereur. — Différence des paroles de Napoléon et de celles des princes légitimes, — Les absents que Napoléon regrette. — Refus de certains personnages d'accepter des fonctions dans le nouveau gouvernement.
IV. — Marie-Louise à Schœnbrunn. — Depuis qu'elle réside en Allemagne» elle
est devenue hostile à Napoléon. — Tentative d'enlèvement de cette princesse par les bonapartistes. — Envoi de Montrond à Vienne pour tâcher de convaincre Marie-Louise qu'elle doit revenir à Paris. — Entrevue de Montrond et de Talleyrand ; paroles de Talleyrand. — Menneval à Paris; ses visites à Napoléon ; ses confidences sur Marie- Louise et le Hoi de Rome.
V. — Nécessité dans laquelle se trouve l'Empereur de se préparer à la guerre. — Déclaration, faite par les puissances le 13 mars, connue à Paris. — Etat de l'armée à cette époque. — Paris, ville militaire. — Le peuple des faubourgs.
— Les fédérés. — Revue des fédérés au Carrousel. — Leur adresse à l'Empereur, à laquelle il répond. — Un mois auparavant, il y avait eu revue de la garde nationale, malgré l'opposition de ses familiers, qui redoutaient un assassinat.
VI. — Petits événements en ces mois des Cent- Jours. — Les journaux transformés. — Les travaux repris dans Paris. — Visite de Napoléon au Jardin des Plantes, au Louvre, à l'atelier de David, à l'Ecole polytechnique, aux Invalides. — Rétablissement de la maison d'Eco uen. — Visite à la maison de Saint- Denis ; joie des petites pensionnaires. — Les représentations aux théâtres. — Banquet offert par la Garde impériale anx troupes de Lyon et de Grenoble, venues ô la suite do l'Empereur. — Banquet offert à la Garde impériale par les légions de la garde nationale. — Banquet offert par Labédoyère aux officiers du bataillon de l'tle d'Elbe. — Soirées chez la reine Hortense. — Evasion du marquis de Maubreuil, incarcéré sous les Bourbons.
VII. — L'armée et le peuple accaparent bientôt toutes les pensées de l'Empereur. — Néanmoins, il s'occupe des réformes libérales promises. — Elaboration d'une nouvelle constitution. — Commission préparatoire dans laquelle on appelle Benjamin Constant, l'ancien tribun, opposant. — Entreaue de Benjamin Constant et de l'Empereur. — Les paroles ou plutôt le monologue de l'Empereur. — Rédaction faite par Benjamin Constant de la nouvelle constitution, appelée Acte additionnel. — Discussion des articles. — Napoléon, impressionné de la revendication de ses partisans, demande que l'on y retrouve le vieux bras de V Empereur. — Vote de la nation ; acceptation ou refus. — Critique<% passionnées sur cet acte additionnel.
VIII. — Les partisans de Napoléon auraient voulu qu'à son retour de l'tle d'Elbe il s'emparât de la dictature. — Ne se sentant point fortement soutenus, les fonctionnaires administrent mollement. — Constatant cet affaiblissement général, l'Empereur ne cherchait son réconfort que dans les acclamations du peuple. — Jouissances qu'il éprouve devant le luxe impérial renaissant.
IX. — Il était trahi par Fouché, qui s'était abouché avec Metternich, le ministre autrichien. — Napoléon est mis au courant de cette trahison par Perregaux, le fils du banquier. — La police s'empare de TémUsaire recommandé à Fouché.
— L'émissaire, menacé de mort, révèle tous les secrets des intrigues. — Fleury de Chaboulon est envoyé par Napoléon en Suisse, à la place de celui que Metternich attendait de Fouché, — Celui-ci, averti que tous ses actes sont connus, prévient les questions de l'Empereur, et, pour se disculper, s'appuie sur un mensonge.
X. — Illusion de Napoléon, qui pense que l'Europe coalisée accepterait une régence pour gouverner la France. — Cette idée de régence est lancée pour arriver à séparer Napoléon de son armée. — Violences du langage des hommes politiques de l'Allemagne. — Extraits de journaux allemands.
XI. — Le Champ de Mai, — Constructions faites par Fontaine, l'architecte, pour la cérémonie. — Elle a lieu le 1« juin. — Description du cortège impérial. — Harangue de Dubois d'Angers, au nom de la délégation des collèges électoraux. — Réponse de l'Empereur. — Critiques que soulève cette réponse. — Désapprobation générale concernant le costume adopté par l'Empereur, les princes et les ministres. — Allocution de l'Empereur à la garde nationale et à la garde impériale. — Remise des aigles à quelques régiments seulement, la journée finissant.
Xn. — Le 4 juin, dans les galeries du Louvre, l'Empereur remet les aigles aux officiers des régiments qui ne les avaient pas reçues. — Grande fête populaire aux Champs-Elysées. — Liste des principaux pairs nommés par Napoléon. — Convocation des Chambres; les nouveaux députés, parmi lesquels se trouve La Fayette. — Ce qu'était le vieux général, eu égard à Napoléon. — Discussions à la Chambre, au sujet du serment. — Tristesse de l'Empereur à c% sujet — Lanjuinais élu président de la Chambre des députés. — Entrevue de Napoléon et de Lanjuinais.
XIII. — Séance d'ouverture des Chambres. — Opinion de La Fayette sur le discours d'ouverture. — Discussion de l'adresse. — Réception aux Tuileries du bureau des Chambres. — Paroles mélancoliques de TEmpereur. — Napo* léon part pour l'armée dans la nuit du 11 juin 194