‹ Le retour de l'empereurChapitre 27 sur 30 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

LES DBRNlàRSS ÉTAPES

I. — Le train des voitures qui emmenèrent Napoléon et sa suite jusqu'à Rambouillet. — L'Empereur s'y arrête pour y coucher, et toujours ob<iédé de la

pensée que la France ne ]e peut abandonner, il envoie Gourgaud, sur la route» arrêter les courriers et leur demander ce qui se passe à Paris. — Toujours rien. — Départ, le lendemain» après déjeuner. — A Châteaudun, il est reconnu par la maîtresse de poste, qui fond en larmes. — A Vendôme, quelques cris malTeillants à son passage. — En traversant le pays. Napoléon fait remarquer à ses compagnons de route les travaux d'amélioration des terres, exécutés sur ses prescriptions. — Les champs ont changé d'aspect.

— Incidents à Salnt-Maixent — Arrivée de l'Empereur à Niort. — Le préfet Busche. — Insistance des officiers de la garnison pour que Napoléon reprenne le commandement des troupes disséminées dans l'Ouest. — L'Empereur fait écrire par le général Becker à la commission executive de Paris, par quelles sympathies il est accueilli le long de la route. — Il fait demander, ensuite, que le capitaine de la frégate qu'il montera soit autorisé à communiquer avec le commandant de l'escadre anglaise. — Il persiste à demander d'être employé comme général. — Durant la route, silence émouvant gardé par l'Empereur.

II. — La nouvelle de son arrivée à Roche fort provoque l'enthousiasme de la population. — Conseil tenu par les officiers de marine, afin de trouver le moyen de soustraire l'Empereur à la vigilance hostile des navires anglais, devant les passes de Rochefort. — Deux jeunes aspirants se déclarent prêts à faire sortir l'Empereur du port, sur de petites chaloupes pontées. — Le 8 juillet, cinq jours après son installation à la préfecture maritime de Rochefort, Napoléon, en butte à la crainte qu'il inspire à la commission de Paris, est sommé de s'embarquer, coûte que coûte. — Becker est sommé également d'obéir à cet ordre. — Pour épargner au général Becker de graves soucis. Napoléon prescrit d'équiper les embarcations pour l'île d'Aix.

III. — L'Empereur et sa suite se rendent à l'île d'Aix. — Ce que Napoléon ignorait, c'est qu'à Rochefort il était étroitement surveillé par les affldés de Fouché. — Son excursion à l'île d'Aix est pleine d'attraits pour lui. — Intrigues de Fouché habilement agencées pour le livrer aux Anglais.

IV. — Revenant à sa première idée de se faire conduire en Angleterre, il envoie deux de ses officiers au capitaine Maitland, commandant le BelUro" phon, stationnant en vue des passes de Rochefort, demander quel accueil lui était réservé, s'il se présentait, à bord de ce navire. — Réponse ambiguë du capitaine Maitland, mais très explicite, au sujet du projet de Napoléon de se rendre en Amérique. — Le gouvernement anglais n'y consentira jamais.

— Proposition du commandant de la Méduse, Ponée, de se dévouer et même se sacrifier, afin de permettre à l'Empereur d'échapper aux Anglais. — Il s'y refuse, comme il refuse également de partir sur un navire de commerce danois, commandé par un capitaine français. — Son frère Joseph, venu pour vol» r£mp«Mur una dernière fois, lui propose de prendre sa place et de le sauver ainsi.

V. — A la fin, Napoléon consent à se réfugier avec sa suite sur deux chassemarée et de se soustraire ainsi aux Anglais. — Mais il fallait diviser son escorte. — Douleur et grands cris des femmes de ses officiers, qui ne veulent point abandonner leur mari. — Dès lors, l'Empereur abandonne ce projet.

— Il revient à sa résolution d'en appeler à l'hospitalité anglaise.

VI. — Il envoie, de nouveau, ses officiers au capitaine du BelUrophon, — Dissimulation persistante de cet officier. — Résolution . définitive de l'Empereur de confier son destin au capitaine Maitland. — II fait partir Oourgaud avec une lettre destinée au prince régent d'Angleterre.

VII. — Napoléon se rend à bord du BelUrophon. — Comment il y est reçu. — Le navire fait voile pour les côtes anglaises. — Il arrive à Torbay; Gourgaud y est encore, retenu prisonnier sur le navire qui l'y a amené. — Il n'a pu remplir la mission de l'Empereur. — Napoléon pense que c'est un malentendu qui sera vite expliqué; rien ne s'explique. — De Torbay, le BelUrophon navigue vers Plymouth et y demeure en stationnement.

VIIL — Tristes pressentiments qui naissent parmi les officiers qui acoompagnent l'Bmpereur. — Lui et sa suite finissent par comprendre le piège dans

lequel ils se sont laissés tomber Le 31 juillet, Tamiral Keith vient, à

bord du BelUrophon, communiquer à l'Empereur les décisions du gonvemement britannique. — Il sera déporté à Sainte- Hélène. — Protestation de Napoléon.

IX. — L'Empereur demeure impassible devant les maux qui l'accablent. — Ses parolei à ses officiers. — Tout à coup, le BelUrophon lève l'ancre, pour aller à la rencontre du Northumberland, navire désigné pour la traversée jusqu'à Sainte- Hélène. — Cause de cette h&te. — Instructions envoyées de Londres et communiquées à l'Empereur. — On demande aux officiers de remettre leur épée; à Napoléon on laisse la sienne. — Inventaire des eifets emportés par l'Empereur. — Embarquement sur le Northumberland, le 7 août. — Officiers qui doivent accompagner l'Empereur. — Protestation de Napoléon. — Le Northumberland met à la voile le 8 août 387

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