SCÈNE VII LES PRECEDENTS, erceplé LECOURS et JULES
AUGUSTE.—A ce que je vois, :naitre Jolin, tu sais.
JOLIN.—Je sais la vérité. Ce papier que vous vous vantiez d’avoir n’est pas entre vos mains. J'ai écrit au successeur de ce notaire à qui vous aviez confié la contre-lettre ; voici sa réponse. {12 lit.) «Gette pièce a été envoyée à qui de droit ; il en est fait mention dans nos régistres ; mais comme elle n’a jamais
été mise en usage, il faut penser qu’elle a été perdue ou détruites
AUGUSTE.—C'est la réponse que j'ai obtenue moi-même.
JOLIN.—Alors qu’attendiez-vous done de moi ?
Pourquoi ces folies indignes d’un homme de votre âge, ces extravagances, ces gaspiliages inouïs ?
AUGUSTE.-Je voulais m'amuser à tes dépens.
J'aurai toujours tiré cela de l'héritage que tu me voles.….
JOLIN.—Ménagez vos expressions! Je suis un honnête homme, et je ne souffrirai pas que l’on m’insulte. Si vous avez des droits, faites les valoir ! Mais
tous ces propos sont inutiles. Thibeault, chasse-moi ces individus !
THIBEAULT.—Merci !... J’en ai assez, moi, de ces jeux-là !
AUGUSTE.—Misérable fripon !.…. je t’étranglerais. Mais bah! un coquin de moins sur la terre où il y en a tant, ne laisserait pas de vide appréciable. ( À Adrien. \ Allons, mon ami, il ne nous reste qu’à faire retraite, car vous êtes compris dans cette intimation
-polie d’avoir à vous éclipser.
JOLIN.—Oui, lui, lui surtout!
ADRIEN.—Je n'ai pas la prétention de rester chez M. Jolin malgré lui; mais, avant de partir, je veux sa voir si c’est librement que ces dames...
BLANCHE.—Adrien, je ne veux pas, je ne peux pas rester ici. Je vous en conjure, ne me laissez pas dans cette maison!
JOLIN.— Vous dépendez de votre mère, mademoiselle; et si elle a conservé un peu d'amitié pour moi...
Mne SAINT-VALLIER.—Je crois, en effet, qu'on vous a indignement calomnié, mon vieil ami...
JOLIN.—Eh bien, j'espère que vous ne confierez
ni le sort de Blanche ni le vôtre à des vagabonds sans le sou, comme ces deux individus-là.
BLANCHE.—Maman, vous n’avez donc pas compris le rôle honteux...
Me SAINT-VALLIER.—Te croirais-tu plus sage que ta mère ?.…
BLANCHE, éclalant en sanglols. — Adrien !
Adrien !.…
ADRIEN.—Oh! madame, je vous en conjure, au nom de ce que vous avez de plus sacré...
Mne SAINT-VALLIER.—Laissez-moi, monsieur!
Blanche, sortons. ( Elles sortent.)
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sage
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