ES TE
name “hr ne a Pons rt cs nc ET DS das DES rés So Mrts PSo, 0S 43 te
retour.
ma vie, que je onnais-
uretés.
ge, que
ne me uelque
lorerais igne de tion de-
ir d’où z parler n effet, rois...
ites un
Li passé a donc ir être
nsieur.
ant de 2z mes 6... me près de
Blanche que j'allais me consoler. Je fis presque seu: mon éducation. Ma mère mourut, et cet événement rompit le dernier lien qui m'’attachait à mon père. Je restai seul au monde. Une maison m'était ouverte, cependant; c'était celle de Blanche. L'enfant était devenue jeune fille, et je l’aimais à l’adoration, à la folie. Eh! monsieur, vous la verrez... et... Mais je vous ennntie, avec ces détails puérils.…
AUGUSTE.—Non, non, continuez, continuez! En vous écoutant, je me sens rajeunir ; mon cœur bat comme l'aile d’une mouette. Continuez, cospello !
ADRIEN.—M. Saint-Vallier mourut sans laisser de fortune, C’est alors que Jolin vint à Montréal. Il avait connu le défunt ; il devait tout naturellement une visite à sa veuve, La beauté de Blanche le frappa ; le sort de ces dames parut le toucher. Je ne sais L : comment il s’y prit, mais il finit par leur faire accepter un asile dans sa maison. Jolin est riche; Mne Saint-Vallier ambitieuse; cela explique tout. J fis l'impossible pour ouvrir les yeux à cette mère imprudente; inuüle! Quant à Blanche, elle pleura, mais il lui fallait obéir. Trois mois se sont écoulés depuis cette époque. Or, il y a huit jours, je reçus une lettre de Blanche m’annonçant qu'elle était en proie à des persécutions odieuses. Sa mère veut lui faire épouser son soi-disant protecteur, et sa résistance l’expose à d’indignes traitements, Elle n’est ni plus ni moins que prisonnière. Je suis accouru immédiatement ; mais depuis huit jours que je suis ici, je n'ai pu réussir à me mettre en communication avec elle.
AUGUSTE.—Vous me contez-là une jolie histoire ! Allah kerim! voyons, mon garçon, on m'’a dit que vous étiez homme de loi, vous devez savoir par conséquent qu’il y a dans les statuts anglais quelque chose qui. s ‘appelle writ d'habeas corpus ; et veramente.! si, comme vous le dites, cette demoiselle es retenue contre sa volonté...
ik
ADRIEN.—Vous ne m'avez pas compris, monsieur; la contrainte où vit Blanche est surtout une contrainte morale. Elle m'aime, je le sais; mais s’il lui fallait quitter sa mère...
AUGU£E ï.—Alors pourquoi vous a-t-elle appelé ? Par à! diavolo ! les amoureux ont d’étranges idées ! A votre place, savez-vous ce que je ferais ? J’irais trouver Jolin, et je lui demanderais une explication franche et précise en présence de ces dames.
ADRIEN.—Je ne l’obtiendrais pas; et Jolin prenant l’alarme à ma vue, redoublerait de rigueur envers cette malheureuse enfant. Et, monsieur, s’il faut vous avouer la vérité, quelques mots de la lettre de Blanche me font craindre que l’on n'ait l'intention d'exercer sur elle d’indignes violences...
AUGUSTE.—Allons donc, sa mère n'est-elle pas là ?
ADRIEN.—Mre Saint-Vallier a un esprit borné et
opiniâtre. monsieur. Et ce Jolin est si profondément corrompu |
AUGUSTE.--Vous semblez ne pas avoir une très bonne opinion de ce pauvre Jolin.
ADRIEN, baissant la voix.—Ah! là bas, à l’auberge, on n’a pas osé vous dire toute la vérité, tant il inspire de terreur. Ici tout le monde tremble au nom de Jolin!
AUGUSTE.—Diable! Et sur quoi se base cette belle réputation ?
ADRIEN.-—Sur des bruits vagues, je l’avoue, mais qui ont certainement leur origine dans la réalité. D'abord on n’a jamais su d’où lui venait sa fortune; et puis on dit ( Baissant la voix.) qu'il est associé avec la bande de malfaiteurs qui désole les environs. Enfin, malgré son âge, Jolin passe pour un homme profondément immoral, qui a dû, à force d’ar-
s, monout une mais s’il
appelé ?
dées ! A ais trouon fran-
lin preleur ens’il faut ettre de ntention
elle pas
orné et rofondé-
ane très
, à l’auité, tant nble au
se cette
ue, mais réalité.
fortune ; associé es envi- Jour un rée d’ar-
De |, Del
{ gent, étouffer certaines affaires scandaleuses de la nature la plus grave. Jugez de mon désespoir en sa- “ chant la femme que j'aime au pouvoir d’un pareil
1 homme.
1 AUGUSTE, après avoir fail quelques pas.—La lutte sera rude; n'importe, nous lutterons... Enfin, « jeune homme, en deux mots, qu’attendez-vous de : Moi?
ADRIEN.-Oh! bien peu de chose, monsieur; 4 consentez seulement à remettre cette lettre à Melle { Saint-Vallier.
| AUGUSTE.—Mais à quoi cela vous servira-t-il ? |
AUGUSTE.—Et en définitive à tenter quelque dé- | marche imprudente qui gâterait encore vos affairce. « Cette lettre est inutile, jeune homme. Ecoutez; mon arrivée va singulièrement occuper Jolin, et il ne songera pas de sitôt aux amourettes, Fiez-vous à moi pour le reste. Vous m'avez raconté vos chagrins; 1 laissez-moi maintenant vous servir à ma manière. Je ‘ne vous le cache pas; je suis dans un moment de ‘crise. Demain je puis être au sommet de la roue de ‘ fortune ; peut-être serai-je aussi misérable qu’aujour- + d’hui.… moins l’espérance. Vous courrez ma chance. «En attendant, ne me demandez aucun engagement “que je serais peut-être embarrassé de tenir. J’ai be-
4 ADRIEN.-A l’instruire de mon arrivée d’abord.
“soin de ma liberté d’action. Bona sera !…
ADRIEN.—Au moins, permettez-moi… AUGUSTE.—Au diable! ( /! sort.) SCÈNE IV ADRIEN, seul.
ADRIEN.—Alions, je l'ai mécontenté. Quel hom-
me étrange! Maigré ses manières brusques, il y a