‹ Le retour;Chapitre 17 sur 22 · USA · texte numérisé non relu

USA

C'est si naturel.

STANI las.

A la bonne heure... mais, ca fa'it mal... avec cela, que ce petit gas, ressemblé comme Jeux gouttes d'eau à cet imbécille de Michel.

LIA

Eli! bien , par exemple... à qui vouliez-vous donc qu'il ressemblât ?

ÎTAJNISLAS.

Tenez , je le vois trop... elle ne pense qu'à son mari... c'est lui qu'elle aime dans cet enfant; car elle ne s'en, cache pas ; ses regards, ses discours, tout semble me le due; et puis, je ne .sus comment cela se fail .. je ne reconnais p us son caractère ; elle, autrefois, si bonne, si douce , elle a de l'humeur , de l'impatience ; et deux

ou trois fois , je crois qu'elle s'est mise en colère... estce qu'elle est toujours comme cela?

LISA

INTon vraiment.

STANISLAS

Alors, ce sera exprès pour moi... c'est la seule préférence que j'aie encore reçue.

LISA

Refuserait- elle de tenir sa promesse?

STANISLAS

Non, du tout... et je crois que je l'aurais voulu ; car7 au moins, j'aurais pu aussi me mettre en colère , contre elle... Lisa , elle a cédé à vos prières , et non à ma tendresse, car elle ne m'aime pas ; et , au fait , je devais m'y attendre !.. moi î je n'ai jamais pu être aimé... jamais !..

lis a , tendrement.

Qu'en savez-vous? ( se reprenant) et quand il serait vrai... ne serait-ce pas votre faute.

Ma faute , à moi...

LISA

Oui , peut-on vous parler franchement ?

STANISLAS

Toujours.

LISA

Eh bien! avant de vous connaître, il me semblait impossible de ne pas vous aimer... je le conçois maintenant.

STANISLAS

Et pourquoi.

LISA

Parceque je vous croyais plus de force d'àme, ou du moins plus de fierté ; vouloir ti'un cœur qui ne se donne qu'à regret; vous débattre contre des refus ; ce n'est plus là Stanislas, vous n'êtes plus vous-même, et cela vous rend encore plus malheureux que votre amour.

STANISLAS

Mille bombes ! est-ce qu'elle aurait raison ?

usa .

Air : de Te ni ers.

Toute à l'époux qu'elle pleure s;m3 cesse,

Christine , vous le savez bien ,

En comblant enGn vof tendresse, A préféré votre bonheur au sien.

Voilà d'où vient vot1 tourment, il me semble ;

LTamour dans des cœurs généreux Est noble et pur, lorsque l'on souffe ensemble, Il ne l'est plu3 quaud un seul est heureux.

STANISLAS

Oui , j'en rougis; je m'en veux à moi-même; eh bien! Lisa, vous, qui êtes ma seule amie, parlez! que faut-il faire ?

LISA

Est-ce à votre amie que vous demandez conseil?

STANISLAS

Oui.

LISA

EU bien î il faut partir , non pas demain , mais aujourd'hui.

STANISLAS

Partir ! ah î Lisa, je vois bien que vous n'avez jamais aimé.

LI«A

Moi , plus que vous ne croyez... plus que je ne peux le dire. Mais cet amour fût-il plus grand encore, s'il n'était point partagé... si l'on ne devait m'aimer que par pitié , ou par reconnaissance , je rougirais d'inspirer de pareils sentimens.

STANISLAS

Quoi ! Lisa, vous aimez?

Oui, mais soyez tranquille; grâce au ciel, on n'en saura jamais rien.

STANISLAS

Quoi !.. il n'en est pas instruit ?

LIS A

Eli ! bien , par exemple... plutôt mourir.

STANISLAS

Morbleu... moi, vieux soldat... c'est d'une jeune fille que je reçois une pareille !rçon... Lisa , je vois que vous êtes vraiment mon amie... je vous honore., je vous aime... et je vous le piouverai en suivant vos avis , je partirai.

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