‹ Le Rétrécissement Mitral: Dans Ses Rapports Avec L'État PuerpéralChapitre 21 sur 53 · LS · texte numérisé non relu

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Fig. A1.

Mme Georgette G...,19 mai 4927 (Ortho du Dr Crarsron). Lésion mitrale complexe Stase veineuse pulmonaire. En transverse, dilatation de l'oreillette gauche,

L’examen à l’écran, comme on peut s’en rendre compte par l’orthodiagramme ci-contre (cf. fig. 11), montre une oreillette gauche empiétant largement en transverse sur l’ombre de

la colonne et une stase veineuse pulmonaire.

Nous pensons qu'il s’agit d’un rétrécissement mitral évo-

luant vers l'insuffisance mitrale, l’insuffisance aortique ainsi que vers l’indo-myocardite auriculaire. Nous conseillons à la

malade de rester quelques jours à l’hôpital.

Sans relater les détails de l’observation qui a été prise à

du DO

ce moment dans le service, disons que la malade dont la température se maintenait aux environs de 370 a été soignée par lè salicylate de soûde à la dose de 4 grammes par jour: Très rapidement, sous l'influence de ce traitement et du repos, les troubles fonctionnels s’améliorèrent, mais à sa sortie de Phôpital le 31 mai 1927, mettant à part les extrasystoles qui avaient complètement Ro les signes physiques et han W’avaient subi aucune modification.

Le 18 août 1927, la malade se présente de nouveau à la consultation. Depuis le mois de mai, elle ressent de fréquentes douleurs dans toutes les articulations ; ces douleurs cèdent au salicylate, mais reparaissent dès que la malade abandonne le traitement qui lui a été indiqué quand elle a quitté la salle. Simultanément, ses symptômes fonctionnels cardiaques sont de nouveau assez marqués. À l’auscultation, on peut entendre le roulement diastolique, le souffle systolique et le dédoublement du deuxième bruit de la pointe, ainsi que le souffle diastolique de la base. Le pouls est régulier à 84. L'examen pulmongire est normal, mais on note un léger œ@dème des membres Re La tension est de : 12-7.

Nous ne pouvons malheureusement pas voir ce jour-là la malade à l'écran, et nous lui prescrivons un traitement de XX gouttes de cardibaïne par jour pendant une semaine et une semaine de salicylate à la dose de 4 grammes par jour.

Le diagnostic d'évolution inflammatoire ne présentait chez notre malade aucune difficulté et l’apparition de douleurs articulaires est venue le confirmer. Comme c'était le cas ici, les douleurs articulaires peuvent ne se manifester -que tardivement après le réveil de l’infection rhumatismale et même nous ne croyons pas qu'il soit absolument nécessairé de les avoir observées pour pouvoir affirmer l’extension de l’endocardite.

Néanmoins, en leur absence, il s’agit là d’un diagnostic délicat ; les troubles généraux et la fièvre sont des symp-

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Quant aux signes d’auscultation, rappelons qu'on ne doit attacher de valeur qu'aux modifications durables des symptômes et ne pas perdre de vue qu’une même malade, suivant qu’on l’ausculte debout ou couchée, au repos ou après une fatigue, peut présenter une auscultation différente. Cependant lorsqu'un souffle systolique, fort, en jet de vapeur finit par se substituer à l’onomatopée de la sténose, on peut affirmer l’évolution vers la maladie mitrale. De même, l’adjonction d’un souffle diastolique prolongé, constant et d'intensité suffisamment forte permet de conclure à l’insuffisance aortique secondaire.

A l'écran, les images de maladie mitrale rappellent par certains côtés l'insuffisance mitrale et par d’autres le rétrécissement ; mais d’une manière générale, radiologiquement, elles se rapprochent davantage du rétrécissement ; le contour gauche est très allongé, mais le ventricule gauche n’est pas hémisphérique comme dans l’insuffisance mitrale isolée et reste pointu. On note peu de convexité de l’arc moyen et le point G est, en général, bas situé. Enfin les ombres hilaires sont floues et en transverse, l’oreillette gauche apparait plus ou moins dilatée.

Dans le cas où l’endocardite mitrale s’est compliquée d'insuffisance aortique, l’image obtenue est à peu près semblable à celle que nous venons de décrire ; il n’y a guère comme différence que, dans le cas d'insuffisance aortique, les battements de l’aorte sont plus énergiques et ce signe n’est pas toujours suffisant pour que la radiologie per-. mette de faire seule le diagnostic ; on doit alors se souve-

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