‹ Le Rétrécissement Mitral: Dans Ses Rapports Avec L'État PuerpéralChapitre 7 sur 53 · A MON MAITRE · texte numérisé non relu

A MON MAITRE

M. ze Docteur CH. LAUBRY

Médecin de l'hôpital Broussais

Qui fut l’animateur de ce travarl.

Je le prie de trouver ici avec mon affection toute filiale et très respectueuse, l'expression de mon inaltérable gratitude.

A M. 1e Docreur Roserr CHAPERON

Assistant de radiologie à l'hôpital Broussais ï

Comme un témoignage de profonde et affectueuse reconnaissance.

À M. LE DocTEUR JEAN WALSER

Assistant de la Consultation de Cardiologie à l'hôpital

Broussais \

Qui a eu une très grande part dans ma formation médicale.

Qu'il voie 1c1 un gage de ma bien sincère gratitude.

A M. Le Docreur DaniEz ROUTIER

Assistant de la Consultation de Cardiologie à lhôpital Broussais

En remerciement de ses judicieux conseuls qui ne m'ont jamais fait défaut.

A M. LE Docreur LÉVY-SOLAL

Professeur agrégé, Accoucheur de l’hôpital Saint-Antoine

Qu’il trouve ici un hommage de see mon profond attachement. = Re

A M. LE Proresseur BRINDEAU Ro M. LE PROFESSEUR JEANNIN RE MM. Les Docreurs CATHALA, DEVRAIGNE,

FUNCK-BRENTANO, LE LORIER, LEVANT, a LÉVY-SOLAL, PAREUX sr VAUDESCAL es (Professeurs agrégés, ne des Hôpitaux LE ou Assistants). -

Dont la constante bienveillance a été pour mot le meilleur entouragement. ee FT

À MEssiEURS LES DocTEURS

L. DE GENNES, MARCHAL (Médecins des Hôpitaux), Mie BROSSE, DEGLAUDE, JAUBERT, HAME- LIN, Mme HAMELIN, HEIM pe BALSAC, LEBEL, LOUVEL, MOUSSOIR, Mile PITHON.

A HENRI VADON

(In Memoriam)

do . INTRODUCTION

. L'histoire des rapports des cardiopathies avec l'état puerpéral ne commence réellement qu’en 1905, époque à laquelle parut la thèse de PouLior sur les accidents gravido-cardiaques.Cet auteur, colligeant les documents jusquelà épars, et critiquant avec juste raison les opinions contradictoires et excessives de ses prédécesseurs fit un travail d'ensemble appuyé sur de sérieuses statistiques. Ses conclusions sont que 2,44 % des femmes enceintes sont atteintes d’une maladie de cœur ; parmi les cardiaques 7 à 8 % des accidents doivent être notés et ceux-ci aboutissent à la mort dans 30 ou 40 % des cas.

À la suite de Pourior, l'étude des accidents gravidocardiaques a été reprise par de nombreux auteurs, sans que cependant, les travaux parus sur la question aient projeté de bien vives lueurs sur la nature même des phénomènes observés et leur pathogénie toujours obscure ; citons cependant Corpecaor en 1911, et plus récemment GauTHier dans sa thèse de 1925 qui ont longuement insisté sur l'importance de l’auto-intoxication gravidique dans la production des accidents cardiaques au cours de la grossesse. Es

Entre temps, COuvELAIRE, dans une communication à

ï Salle

la Société Belge de Gynécologie et d’Obstétrique, en 1995, a apporté les éléments d’une statistique récente et a établi

dans ses grandes lignes les règles de conduite qui sont.

généralement admises à l'heure actuelle. La statistique de COUVELAIRE, qui ne comprend aucun décès, porte sur 102 observations : Dans 24 cas la grossesse fut normale, dans 48, il n’y aurait eu que des troubles légers, dans 28,

des accidents plus sérieux qui permirent toutefois aux

malades de parvenir à terme; enfin la gestation ne fut

interrompue que deux fois. CouveLAIRE conclut que lPin-

suffisance cardiaque progressive, non influencée par le traitement médical, constitue la véritable indication de l'avortement ou de l'accouchement prématuré provoqué, intervention qui est par conséquent presque toujours pratiquée tardivement, dans la deuxième moitié de la grossesse.

Nous publions plus loin notre statistique personnelle, en la commentant et la comparant à celles des différents travaux. Quant à la question du traitement, nous devons dire, dès à présent, que contrairement à COUVELAIRE, nous esiimons lorsqu'il est nécessaire d'intervenir, que lavortement pour être efficace, doit être précoce. Mais pour le conseiller, il faut pouvoir dire si une grossesse commencée sera ou non supportée. C’est done la question du pronostic à longue échéance qui se pose, problème délicat et difficile que nous ne résoudrons pas avec certitude, certes et cependant, dans ce travail, nous prétendons montrer par quels moyens et dans quelle mesure, on peut savoir, au début d’une grossesse, st celle-ci sera où non

tolérée.

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