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et celte droiture a sa récompense :
l'œuvre qu'elle a inspirée suppôrle le poids des années, auquel succombent tant d'œuvres plus inqguièles de réussir et qui se croyaient plus habiles. >
Bel hommage rendu à un musicien sincère, qui a su de bonne heure être lui-même, en se dégageant de l'influence de son mattre Massenet. Le succès de Bruneau et sa renommée on{ commencé avec « Le Rêve ». Ami d'Emile Zola, auquel il ressemblait commè un frère jumeau, Bruneau s'élait enthousiasmé pour l'œuvre du. romancier naluraliste et s’en irspira dans maints ouvrages. IL y avait là de sa part une cerlaine audace, car les romans de Zola suscilaient toujours dès leur parution de vives polémiques. Ce fut le cas du « Réve »
auquel on reprochait un myslicisme de mauvais aloi. Cependant si l'œuvre de Bruneau ful discucutée et souvent âprement critiquée, elle souleva aussi l'enthousiasme par sa force lyrique, son accent de vérilé, ses nouveautés harmoniques, la poésie de l'instrumentation. Bruneau, d'autre part, dédaignant les héros de la légende | ou de l'histoige, osait porter à la scène lyrique des personnages de tous les jours, des contemporains.
C'est Combarien, dans son histoire, de la musique, qui définit cet apport précieux de Bruneau au théâtre : « L'originalité précise d'Alfred Bruneau au ëélé de faire les honneurs du grand opéra à des personnages jusqu'ici relégués | dans le domaine de la comédie légère, et les abordant avec respect, de faire de leur humanité considérée comme aussi intéressante ue celie des hommes à panache, la source d'un nouveau lyrisme, »
l'argument poétique du « Réve » : Angélique, fille adoptive d'Hubert et Huberline, brodeurs d'ornements religieux, est une jeune exallée qui a fait de « La légende dorée » son. livre de chevet et dont la piélé a quelque chose de passionné. L'évèque, Mgr Jean d'Hautecœur, entré dans les ordres après son veuvage, a un fils Félicien dont la pure re LE lique s'est éprise, sans ronnaîlre sa véritable identité. Le jeune homme n'est pas insensible aux charmes d'Angélique ; on parle mariage. Mais l'évêque s'y oppose.
Il veut faire de son [ils un prétre. Ce ge Lo contrainte de renoncer à son rêve, à son « Prince charmant », languit et l'on craint pour sa vie. Félicien supplie son père de faire un miracle et lui} rappelle la devise de la famille Hantecœur : « Si Dien veut, je veux. » Ijévêque consent alors à venir visiter la malade et la baise au front en invoquant le Seigneur et en prononçant les mols : « Si Dieu veut, je veux. » Le miracle se produit. Angélique revient à la vie. Le mariage est bientôt célébré, Mais l'émotion du bonheur est trop forte pour cette fréle jeune fille :
elle expire au sortir de l'église au bras de son époux,
Trés mélodique, la musique de Bruneau sait éviler l'écueil de la fadeur. De fréquents rappels de thèmes ont fait crier au « wagnérisme >». Accusation injustifiée, car ces rappels de thèmes (celui de la «< Légende dorée » el celui du « Prince charmant », par eremple) sont imposés an musicien par le déroulement méme de l'aclion
Rappelons
fine
J'lument, »°
el ne doivent point être imputés à un quelconque esprit de système.
De fort jolies pages, dans cette partition, un souffle généreux et un orchestre traité avec une richesse de coloris sans surcharge.
Au lendemain de Ta créalion, le pr Emmanuel. Chabrier, écrivait Bruneau dans ce style familier et,st vivant THE AIRE propre :
«Enfin, c'est tapé comme munsiel vous arrivez jirste À l'heure c'est cela qu'il faut donner et où c'est anssi cela qu'on veut.
Vous voilà solidement posé, classé, C'est un début de maltre, absoà Re À 7