OBSERVATION XCIII
De F. B.,. — Je rêve que nous sommes allés faire un match de football à Auxerre. Je me trouve dans une cour. Je demande où est le terrain de jeux. On me montre une cour qui n'est autre que celle du lycée où Ton a marqué les . limites du terrain avec la pointe d'un couteau. Je me fâche et je déclare vivement à R.. , le capitaine, qui passe devant moi : « Vous jouerez si voulez, moi, je ne jouerai pas. Le terrain n'a pas la longueur voulue, et il est beaucoup trop dur; quand nous serons trente là-dedans^ nous allons nous assommer. » R... sourit d'un air énigmalique et passe dans la cour d'honneur. Furieux, j'enlève mes habits de joueur et je remets les autres. Finalement je me trouve en pantalon ordinaire et je n'ai plus de maillot. R... m'appelle pour me décider à jouer. Il pleut, j'ai les épaules nues, j'ai froid.
Ce groupe final d'images (il pleut, etc.) me paraît appartenir à une série nouvelle qui a probablement
Foucault.
son commencement dans une sensation tactile de froid. Voici enfin une observation où Ton voit la série nouvelle prendre un peu plus d'ampleur :