‹ Le rève: études et observationsChapitre 7 sur 143 · Le sommeil et les rêves, 4® éd., p · texte numérisé non relu

Le sommeil et les rêves, 4® éd., p

« la mémoire de mes rêves subsiste pendant plusieurs « mois aussi fraîche, je dirai volontiers aussi saisis- <r santé, qu'au moment de mon réveil*. d'II y a certainement là de l'exagération . En tout cas, le souvenir du rêve, chez la plupart des hommes, est loin d'être aussi vif et aussi persistant que chez Maury. « Au « moment de tout réveil, dit M. Egger % réveil provi- « soire ou définitif, nous nous souvenons toujours de « quelque rêve ; mais ce souvenir est exlraordinaire- « ment fugitif, et, si nous ne le fixons pas immédiatece ment, il s'évanouit. » Delbœuf ' dit de même : « On « vient de faire un songe qu'on juge remarquable ; on « se réveille, on le repasse dans sa mémoire, en se « promettant bien de le retenir. On se rendort, et le « lendemain, la plupart du temps, on en a oublié tous « les détails; on se rappelle seulement qu'on en a fait « un et qu'on l'avait repassé pour le retrouver à son « réveil. y> — Pour moi, je conserve actuellement le souvenir de quelques cauchemars anciens, particulièrement effrayants, et encore la vivacité des images s'est singulièrement atténuée, et de même le caractère émotionnel a disparu ; ce ne sont guère que des souvenirs verbaux, et je les aurais sans doute oubliés, si je ne les avais racontés ou revécus en imagination à plusieurs reprises. J'ai coutume de conserver pendant quelques jours le souvenir des cauchemars.qui ne sont pas trop effrayants, mais il n'en reste bientôt plus qu'un détail, une image saillante qui reparaît à des intervalles de plus en plus éloignés et finit par s'effacer comme le resta. Quant aux rêves ordinaires, et j'en-

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