OBSERVATION LXXXVI
De E, P,., — Mon père, étant rentré de voyage à 2 heures du matin, m'a dit que la pluie tombe. Je me rendors, et j ai le rêve suivant :
« Je viens de regarder Theure, et, comme il est 7 h. 1/2, je me dispose à partir pour le lycée. Mais, avant de sortir, je fais remarquer à mes parents que, la pluie ne cessant de tomber, il est malsain de porter des souliers, et que je désirerais des sabots. J'ai dit cela d'un ton assez vif, puis je suis sorti. Après un moment, je m'aperçois qu'il est 8 h. 1/2, et non pas 7 h. 1/2, et que je me suis trompé en regardant ma montre. J'étais donc en retard^d'une demi-heure pour entrer au lycée. Réflexion faite, je me dis : « C'est une matinée de « perdue... Je ne puis entrer au lycée à cette heure. » Je changeai donc de direction. »
Le développement de la première image (le rêveur partant en classe par un temps de pluie) est compliqué par la crainte d'être en retard, crainte qui se réalise, comme il arrive souvent ; mais, une fois la crainte réalisée, il en résulte la conclusion naturelle, qu'il vaut mieux ne pas aller en classe que d'y arriver avec une demi-heure de retard.
Voici deux autres observations dans lesquelles le développement de l'image est encore compliqué par des sentioients, mais on pourtant il me semble qu'il y a place aussi pour une force spontanée de la première image.