CLASSIFICATION EMPIRIQUE DES RÊVES
aux perceptions et aux images, et le travail du sommeil et du réveil qui donne naissance à de fausses perceptions et à des représentations mensongères dont Tespril reste dupe.
3. Enfin, au point de vue du degré d'organisation, on peut diviser les rêves en rêves or^ganisés ou cohérents et rêves incohérents ou mal cohérents. — Les rêves simples sont parfaitement cohérents, même lorsqu'ils nous représentent des événements fort opposés à la réalité : par exemple le rêve d'un affamé qui s'imagine être assis à une table bien servie, le rêve de l'homme qui croit voler dans les airs, s'ils ne comprennent pas d'autres tableaux, sont parfaitement cohérents; si éloignés de la réalité que soient ces événements imaginaires, ils sont à la rigueur possibles ; de pareils rêves ne présentent pas de contradictions internes. - — Mais les rêves complexes peuvent être plus ou moins organisés, il peut se faire que les tableaux dont ils se composent jurent ensemble, il peut se faire au contraire qu'ils soient arrangés de façon à présenter une suite d'événements à peu près possibles ou tout à fait possibles. En réalité, on ne trouve presque pas de rêves tout à fait' incohérents, et Ton en trouve fort peu, parmi les rêves complexes, qui soient parfaitement cohérents : il est rare qu'ils ne présentent pas quelque détail, en contradiction avec les autres ou avec l'ensemble du rêve. Il s'agit donc ici de degrés d'organisation : il existe des rêves complexes qui sont plus cohérents, et d'autres qui sont moins cohérents *.
1. La même division se trouve dans Giessler, Aus den Tiefen des Traumlebens, p. 13 (189Q).
QUEStlONS PRÉLIMINAIRES
En réunissant ces trois divisions des rêves, on obtient le tableau suivant :
Classification empirique des rêves, I. — Rêves simples, tous cohérents, f Perceptifs.
IL — Rêves complexes
Incohérents. 1 Formés ^ f Reproduc-
de I Imaginatifs. | tifs.
Cohérents. . tableaux. [ Invenlif>