Il fabrique une cage en bois et toile métallique
5. Rêve assez incohérent. Je suis allé trouver un M. V... (que je n'ai aperçu qu'une seule fois). Je viens pour faire avec lui et ses trois fils une partie de bicyclette. Mais ses fils sont en train de jouer aux cartes, et ils ne veulent pas laisser leur jeu avant d'avoir terminé la partie. Leur père, afin qu'ils aillent plus vite, est à une petite table, de côté, où il prépare sans s'arrêter des jeux de cartes pour qu'ils puissent jouer sans discontinuer. Quand il a mis le jeu d^^ns un ordre convenable, il va le leur porter, et ainsi de suite. Pendant qu'il est à ce travail, je remarque sur le mur de la chambre une feuille de papier couverte de ronds bleus qui semblent être des pièces de monnaie et qui a tout à fait l'aspect des tableaux monétaires affichés dans les magasins.
M. V... me dit alors : « C'est au concours d'Annecy (je crois) que Ton m'a donné ça; c'est bête, mais ça fait toujours plaisir; tandis qu'au concours de Valence, où je vais aller, on ne me donnera probablement rien. » Nous nous mettons alors à causer du concours de Valence. Il me dit que Ton y exposera des chevaux de je ne sais quelle .race (poitevins ou limousins), qu'on y enverra aussi des bœufs toulousains. Dans mon rêve, je me suis alors représenté les bœufs de Toulouse, d'une couleur uniforme froment un peu brûlé, et de taille plutôt grande. Je dis alors qu'il y aura probablement aussi des bœufs d'Algérie. Il me répond que je ne suis qu'un imbécile, et que, le concours de Valence étant régional, il Jie peut pas y avoir de bœufs algériens. Je me suis demandé comment alors il pouvait se faire qu'on exposât à Valence des bœufs de Toulouse. Sur le moment même, je me suis aussi représenté les bœufs d'Algérie, roux, de petite taille, avec le mufle noir et de longues cornes... Ici, mon rêve, sans se terminer brusquement, change de scène par quelques intermédiaires effacés, et je me trouve dans une soirée chez une dame amie de ma famille. On offre des rafraîchissements, et, comme je n'aime aucun des gâteaux qu'on fait passer, la maîtresse de maison me dit qu'elle va me donner des morceaux de sucre d'Algérie, que je dois aimer ça*. Elle m'apporte sur une assiette trois gros morceaux de sucre de la grosseur du poing, d'un blanc de stéarine, mat. J'en prends un, et je le goilte ; à l'intérieur, il est humide et mou, avec un vague goût d'eau et de menthe, ou de rhum ; je ne l'apprécie que médiocrement.
Cette longue suite de tableaux appelle plusieurs réflexions. Les notes ont été écrites aussi rapidement que possible, puis recopiées pour faire un ensemble lisible ; en tout cas, il a fallu un certain temps pour écrire les notes même, hâtives : aussi, à mesure que l'on avance vers la fin, on trouve que les images tendent de plus en plus à s'organiser. La scène 5^