Wir miissen aus dem neben einander eiii hinter einander
Toccasion des métamorphoses d'objets imaginaires que Ton a souvent constatées dans le rêve, nie que ces métamorphoses soient réelles et exprime Topinion que c'est l'esprit qui, « soit pendant le sommeil, soit le « plus souvent au réveil, pour s'expliquer à lui-même « la continuité de certaines autres parties du rêve, « suppose une transformation » que l'on n'a pas expressément constatée. — M. V. Eggerdit, de son côté, pour montrer combien l'oubli partiel est perfide, que, « si Ton se met ensuite à raconter ce que l'on n'a pas « oublié, on est exposé à compléter par imagination « leô fragments incohérents et disjoints fournis par la
« mémoire; on devient souvent artiste à son insu »*.
Plus récemment enfin, M. P. Tannery s'exprime ainsi : <( En réalité, nous ne nous souvenons pas de nos rêves, « mais de la reconstruction que nous en faisons au « moment de notre réveil, reconstruction qui a pour « base les images fugitives eacore présentes à la nïé- « moire, et aussi le travail logique, inconsciemment « commencé pendant le rêve, pour relier entre eux les « tableaux successifs, travail qui en prolonge la durée « apparente et en altère déjà les dessins*. »
ais eirmnder machen, also den Prozess der logischen Verbindung, die ina Traum fehlt, hinzufûgen. (Spitta, hic Schlaf- und Tranmzistàn'ie, 2« éd., p. 338, 1892.)
1. V. Egger. Le sommeil, la certitude et la mémoire^ Critique philosophique, 1888, I, p. 344.
2. Revue Philosophique y 1898, I, p. 039. M. P. Tannery, répondant à une enquête sur les rêves des mathématiciens, dont les résultais viennent d'être publiés, affirme de nouveau que le rêve est reconstruit par Fintelligence éveillée et conclut qu'il est impossible de séparer les éléments intellectuels ainsi introduits dans le souvenir du rêve. « J'ai, dit-il, beaucoup étudié la question du rêve, et si, finalement, je l'ai abandonnée, c'est que j'ai reconnu que la reconstruction du rêve (qui fait qu'on s'en