OBSERVATION XX XVI
Première scène. — Je travaille dans mon jardin. Arrive un cousin, E. B... Je me promène avec lui dans le jardin, puis je désire avoir mon sécateur, et je rentre à la maison pour le prendre.
Deuxième scène. — La maison où je suis entré est maintenant celle de mes parents. Ici beaucoup de détails qui sont inutiles. Je cherche le sécateur dans le tiroir où je l'ai rangé. Puis nous sortons pour aller au jardin, et je présente E. B... à mon père. Le rêve se continue par une promenade dans le jardin de mon père.
La présence d'E. B... dans la première scène s'expliquait bien. Elle ne s'explique plus dans la deuxième, et pourtant le personnage reparaît. Le fait ne me parait intelligible que si l'on admet que, pendant que la deuxième scène se développait, la première persistait au moins partiellement et continuait à se développer de son côté dé façon à finir par pénétrer dans la deuxième.
Voici un rêve d'un de mes anciens élèves (G. D.) dans lequel on voit aussi un événement qui se répète et se trouve mêlé à deux tableaux différents :
OBSERVATION XXXVU
Je me trouvais dans la rue d'un village, avec le vague souvenir que je venais de descendre d'une montagne, ayant
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pour compagnons mon père, ma mère, ma sœur et deux autres personnes. Ma petite sœur était fatiguée : je la pris sur mes épaules. Au bout de quelques pas, un de mes souliers se détacha et mon pied faillit en sortir. Je me baissais^ alors, lorsque je reconnus un soulier verni que j'avais porté pendant les vacances. Je le rattachai. Lacune. Quelques maisons plus loin, mon soulier se détache de nouveau. Pendant que je suis baissé pour le rattacher, j'entends des enfants crier non loin de moi. Ils regardent dans un chemin creux qui aboutit à la route. Je lève la tête et je vois déboucher un cheval qu'un charretier mène par la bride : ce cheval s'était blessé, et des viscères pendaient de l'abdomen. Je medemandai comment il pouvait encore traîner le char de pierres auquel il était attelé. Je me réveille.
Voici un rêve de même genre, noté par un autre da mes anciens élèves (Ch.), dans lequel le tableau qui reparait est un peu plus complexe et suit un cerlain développement :