‹ Le rêve: études et observationsChapitre 76 sur 136 · Delbœuf. Le sommeil et les rêves, p · texte numérisé non relu

Delbœuf. Le sommeil et les rêves, p

2. Voir sur ce point Spitta, Die Schlaf- und Traumzustànde, 2«éd., p. 181, 186.

nium. Et il ajoute : « Combien mon élonnement redoubla à la vue d'ua cinquième lézard en route pour se joindre aux autres I Plus loin, un sixième prenait la même direction. Et, jetant les yeux tout autour de moi sur la campagne, nous sommes maintenant à la campagne, je vis qu'elle était couverte de lézards qui, tous, étaient attirés vers ce même centre d*attraction. Du bout de l'horizon partait une longue procession de ces reptiles, ayant l'air d'accomplir un pèlerinage; et c'était un spectacle charmant de voir les mouvements ondulatoires de leurs queues*. » La cause de cette multiplication me paraît résider dans le désir. Delbœuf a soin d'expliquer qu'il collectionnait toutes sortes d'animaux, notamment des lézards, et il montre dans son rêve toute la tendresse qu'il éprouvait pour les lézards. Or, le désir et, notamment, le désir du collectionneur, est insatiable, surtout quand il n'a qu'une satisfaction imaginaire; par suite, il multiplie les objets par lesquels il se satisfait. — C'est de la même façon que, dans les rêves déterminés par la soif, le rêveur s'imagine boire une grande quantité de verres de vin ou d'eau*. Les rêves de ce genre sont assez fréquents pour constituer un type, le rêve midtipliaiit^ comme l'appelle M. V. Egger*.

Pour appuyer l'explication que je propose de ce fait, je vais citer une dernière observation qui en présente un cas très net et qui confirme par ailleurs l'analyse précédente du rôle rempli par le désir dans la formation du rêve.

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