SCENE PREMIERE JEAN
Seigneur, j'ai dit: Jamais! à mon enfant qui pleure. Vous l'ayant consacré, je ne le reprends pas. Je tuerai cet amour dont son esprit se leurre; Je le ramènerai, pour toujours, dans vos bras.
Homme, j'ai trop souffert de la même folie, Epoux, j'ai trop aimé d'un implacable amour, Tour qu'à la chaîne encor si frêle qui le lie J'hésite à l'arracher sans pitié, sans retour.
Doux être cher, vivante image de ta mère Morte, que je revois si belle en sa pâleur,
Va, si je te ravis une joie éphémère,
Je t'épargne du moins l'éternelle douleur!
Rejette, austèrement, les liens de la terre! Que ton âme s'efforce à ne les plus sentir! Heureux ceux que l'oubli couvre comme un suaire, Heureux, qui tout en Dieu, peuvent s'anéantir!
Jean va s'assoir dans la stalle épiscopale et y reste uninslint pensif. La porte de la nef s'ouvre lentement.
Hubert et Hubertine viennent d'un air humble jusque devant l'évoque, qui, les mains jointes sous son menton, les bras appuyés à l'accotoir de la stalle, les regarde longuement avant de parler.