SCENE UNIQUE FÉLICIEN, ANGÉLIQUE, LES VOIX
FÉLICIEN, au seuil du balcon
Qu'elle a souffert !... Et moi qu'on retenait loin d'elle ! J'ai tout bravé. J'ose venir... ici...
Dans sa chambre!
11 aperçoit Angélique
Mon Dieu ! ... C'est elle ! ... La voici ! . . Il s'arrête et la contemple avec une douleur infinie Elle dort... Ah ! qu'elle est blanche et frêle!
Il s'approche
Si tu ne m'aimes plus, hélas !
Si, comme on me Ta dit pour tuer ma tendresse, La tienne est déjà morte, et morte ta promesse,
Enfant, ne te réveille pas !
ANGÉLIQUE s'éveille. Il s'agenouille devant elle.
Je vous aime... C'est moi, non ! ce n'est pas un songe. Vous souffrez, j'ai senti que c'était d'un mensonge, Et je suis à vos pieds... Oui, me voici, j'accours, Chère, ne doutez plus, je vous aime toujours.
ANGÉLIQUE, ravie
Vous m'aimez!... Ah ! c'était fini, tout mon sang même Se glaçait... Etc'estvous, vousm'aimez...Je vous aime Plusencor qu'autrefois, plus qu'on ne peut aimer!... Et mon cœur se brisait, ne pouvant se fermer!...