AVANT-PROPOS
cette année la pensée d'aller au Pays de Galles, n'était que depuis quelque temps déjà je poursuis des études psychologiques qui m'ont fait prendre un intérêt de plus en plus intense à toutes les manifestations individuelles ou collectives de la vie religieuse, aux conversions, aux Réveils.
Le point de vue du psychologue est distinct — théoriquement au moins — du point de vue du croyant. Mais la distinction entre faits et interprétations des faits est plus simple en théorie qu'en pratique, et il faut convenir qu'il est parfois difficile à un psychologue de ne pas mêler du tout sa morale et sa métaphysique personnelles, sa foi et sa vie, à sa psychologie. Si c'est un danger ou un inconvénient, j'ai bien conscience de n'y avoir pas échappé. Je me suis placé surtout au point de vue de la psychologie, mais je n'ai pas réussi à ne me point placer
du tout au point de vue de la foi religieuse Aussi bien, je
ne l'ai pas cherché. Quand on s'occupe de psychologie par fonction et par goût, comment s'abstenir d'étudier en psychologue un ensemble de phénomènes aussi intéressant , aussi curieux, aussi suggestif que le Réveil Gallois ? Mais lorsqu'on est personnellement chrétien, comment s'abstenir de parler en chrétien ému et touché des grandes choses que la grâce de Dieu a opérées et opère par le Réveil au Pays de Galles ?
Décembre 1905.
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