‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 101 sur 131 · RAYMOND, GÉRARD, GISELLE, LÉONORE · texte numérisé non relu

RAYMOND, GÉRARD, GISELLE, LÉONORE

Raymond a déployé des volets intérieurs sur la porte du jardin. Il les assujettit au moyen d*une barre de fer transversale.

GÉRARD, àLéonore.

Tu ne remontes pas?

LÉONORE

Je reste encore un peu à travailler.

RAYMOND, à Giselle.

Et toi?

GISELLE

Je tiendrai compagnie à Léonore.

204 l'énigme

LÉONORE, plaisamment.

Ne vous y croyez pas obligée, chère madame.

GI SELLE, de même.

Mais, chère madame, je m'y plais.

RAYMOND

Alors, embrassez votre mari.

(Il tend sa joue à Giselle, qui s'exécute négligemment, du bout des lèvres.)

GÉRARD, à Léonore.

Embrassez le vôtre, mieux qu'elle n'a embrassé le sien.

RAYMOND, à Giselle.

Hein! tu as entendu la leçon?

(Léonore embrasse Gérard, négligemment aussi.) GÉRARD

Peuhl ce n'est guère enthousiaste non plus^* Ça ne m'empêchera pas de m'endormir... (A Raymond.) Allons, viens te reposer.

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