‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 104 sur 131 · ACTE I, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE X

le spectre revient avec la balafre rouge, et la tête qui fait : « Si, c'est toi! »

G I SELLE, se levant.

N'avez-vous pas vu un éclair?...

LÉONORE, riant.

Non, superstitieuse!... C'est vous qui vous frappez, outre mesure, des sujets damnables que nous avons eu l'audace d'agiter. Moi, je ne crois pas aux conversations qui attireraient la foudre.

G I SELLE, ayant regardé au dehors.

Le ciel est limpide. Mais la brise commence à s'élever... Ne prenons pas froid. (EUe repousse le

batunt de la porte et revient.) Ah 1 VOUS repliez VOtre OU-

vrage ?

LÉONORE

Je n'ai plus de soie.

GISELLE

Je vais donc aussi me replier.

(Elle va vers la bibliothèque, et y prend un livre.^ LÉONORE

Vous comptez lire dans votre lit?

212 l'énigme

GISELLE

Pour m'endormir.

LÉONORE

Le fait est qu'il est encore de bien bonne heure... Me laissez-vous les revues?

GISELLE

Parfaitement I (Elle s'embarrasse une main de livres, l'autre main d'une lampe, tandis que Léonore fait de même. Toutes deux Yont se retirer par le fond, quand Giselle voit Léonore regarder

vers la porte du jardin.) Ah! nous venons de nous rappeler ensemble que la barre n'est pas remise.

LÉONORE

En effet!

(Elles ont une hésitation pareille à se débarrasser les mains.) GISELLE

Ça va être bien du travail.

LÉONORE

Bah! Qui voudriez-vous qui entrât?

(Giselle répond par un geste d'assentiment; et les deux femmes sortent en devisant.)

HIDEAU.

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