ACTE II, SCÈNE III 2I
depuis lors, vous m'interrogez ensemble sur un ton de vivacité que je commence à trouver, je vous le déclare, excessif.
RAYMOND, violemment.
Par où es-tu entré dans cette maison?
GÉRARD, de même.
Oui, par où ?
RAYMOND
C'est par cette porte, puisque, quand je t'ai arrêté, tu la regagnais?
VIVARCE
Parfaitement.
GÉRARD
Tu l'as donc trouvée ouverte?
VIVARCE
RAYMOND
Je l'avais fermée, ce soir, moi-même, de mes propres mains.
220 l'énigme
VIVARCE
Il est à croire que tu l'avais insuffisamment fermée.
RAYMOND
Non. Je suis sûr d'avoir bien clos. Il faut qu'après moi l'on ait rouvert : ainsi, tu étais attendu. Par qui?
VIVARCE
Allons donc I Qui voudriez-vous que ce fut?
GÉRARD
Ma femme, ou la sienne?
RAYMOND
Oui! oui!...
VIVARCE
En voilà assez! Je vous ai donné les explications possibles. A toute question de plus, je ne répondrai que comme à une offense.
Tu ne t'en tireras pas en payant d'audace...
(U se précipite sur Vivarce.) Misérable!...