‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 113 sur 131 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

VIVARCE, GÉRARD, LÉONORE.

LÉONORE, à Vivarce.

Profitez de l'absence de Raymond pour déclarer que ce n'est pas de chez moi que vous sortez.

VIVARCE

Mais je ne sors ni de chez vous ni de chez la femme de Raymond. Il y a une fatalité qu'ils ne veulent pas admettre! Je leur ai expliqué que...

Saisis l'occasion qui t'est laissée d'en avoir fini avec moi. Sinon, ton refus d'être expli-

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cite, entre nous trois, je l'interprète comme un aveu...

LÉONORE

Vivarce, donnez-lui une preuve que ce n'est pas moi!

VIVARCE

Comment?... Qu'est-ce que je puis dire?...

Que voulez-vous que je fasse?

LÉONORE

Ce sera un secret éternel entre nous. Ne me laissez pas sous le coup de l'accusationl... Par pitié de la détresse où vous me voyez, parlez vite, pendant l'instant où vous pouvez encore le faire impunément... Hâtez-vous, je vous en conjure!.. Monsieur de Vivarce, je vous implore!...

VIVARCE

Vous me voyez à la torture. Je n'ai pas le pouvoir, plus que personne ici, de mettre un terme à ce cauchemar!... J'ai passé près des chambres, sans avoir franchi le seuil d'aucune!

LÉONORE

Oh! vous êtes indigne envers moi!

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