‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 112 sur 131 · ACTE II, SCÈNE IV 22f · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV 22f

RAYMOND

Je défends ma femme absente... L'homme que nous tenons, c'est vous qui l'avez accompagné jusque-là. Pendant que vous êtes à veiller, Giselle ne s'est pas émue : elle repose, elle!

LÉO NO RE, tendant les bras vers son mari.

Oh!

GÉRARD, à Raymond.

Qu'en sais-tu?... Nos rumeurs ont eu de quoi effaroucher ici tout sommeil. Ce qui, au contraire, pourrait plaider pour ma femme, c'est que précisément elle soit restée à proximité, comme si elle n'y voyait point de danger qui la regardât. Il lui aurait été facile de n'être pas là, non plus, en se terrant au fond de l'alcôve, la tête sous l'oreiller.

RAYMOND, troublé, allant vers le fond appeler.

Giselle!

LÉO NO RE, voulant remercier son mari.

Ah!... Gérard!...

226 l'énigme

GÉRARD, l'arrêtant.

Attendons!... (A Raymond.) Elle ne répond pas?

RAYMOND, appelant plus fort.

Giselle!... Gisellel...

GÉRARD

Vas-y donc !

(Raymond disparaît par le fond.)

Page 1