‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 119 sur 131 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

vert cette porte, mais, en s'en allant, de l'avoir laissée ouverte. Qui a pris cette responsabilité?

GISELLE

Léonore a été d'avis qu'aucun intrus n'était à craindre.

LÉONORE

Je n'aurais pas eu la force de refermer : je n'avais pas eu celle d'ouvrir.

RAYMOND, àGiscUe.

Est-ce vrai?

GISELLE

C'est vrai qu'elle a dit ne pas pouvoir... Mais, Raymond, sur la tête de nos enfants, je te jure que je n'ai rien à me reprocher!

GÉRARD, à Léonore.

Et toi, jureras-tu ?

LÉONORE

Oui.

GÉRARD

Sur quoi?

240 l'énigme

LÉONORE

Sur ce que tu voudras !

RAYMOND, avec fureur.

Ah!

GÉRARD, aux deux femmes.

Voyons!... Dans cette atmosphère de parjure, dans cet état de guerre où tout, entre vous, est de bonne guerre, évoquez le passé, cherchez-y des indices. Que celle qui peut accuser le fasse!

GISELLE

Je ne sais rien!

LÉONORE

Nous ne savons rien!

RAYMOND

Elles pactisent pour nous berner. Ne viendrons-nous pas à bout d'arracher le secret?

(A Gérard, qui se dirige vers le fond.) OÙ VaS-tU ? GÉRARD

Chercher dans quelle chambre l'adultère s'est vautré.

(H sort par le fond.)

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