‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 58 sur 131 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

THÉRÈSE, malgré elle, émue.

Mon ami!

RAOUL

Oh! merci d'avoir eu un accent où j'ai senti quelque chose d'un peu attendri, qui me manquait depuis longtemps!... (Il lui baise les mains avec

frénésie.) Ma chère femme I ma femme ! ma femme !

THÉRÈSE, apercevant, dans toute son étendue, le mal qu'elle a £iilli causer.

Oh!

Voici tant de mois que je me ronge, que je dévore mon chagrin, que je désespère de vous...

THÉRÈSE, avec fébrilité.

Pourquoi?... Mais si! dites-le!

RAOUL

Je me répétais que vous n'aviez plus pour moi le moindre amour...

THÉRÈSE, de même.

Qu'est-ce qui vous faisait penser cela ?

THÉRÈSE

Oui, je le voudrais.

RAOUL

Vous êtes certaine qu'il ne vous reste que de la courbature? une lassitude générale?

THÉRÈSE

Oui.

RAOUL

En ce cas, ma mère, qui n'a pas à s'absenter, suffirait pour parer à de l'imprévu... J'avertis Rose que vous avez une simple migraine?

THÉRÈSE

C'est cela.

Je mets mon habit; et je pars sans vous déranger.

(II sort par le fond.)

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