‹ Le réveil, pièce en trois actes, en proseChapitre 67 sur 131 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LA COMTESSE DE MÉGÉE, RAOUL

RAOUL, entrant par le fond, en habit.

Au revoir, maman... Pourquoi êtes-vous en larmes ?

LA COMTESSE DE MÉGÉE

Rose vient de nous émouvoir, sa mère et moi...

RAOUL

Thérèse était restée là ?.. .

LA COMTESSE DE MÉGÉE

Oui, j'étais survenue, puis ce fut la petite qui se lamentait. Elle avait en tête que son amour rencontrait une hostilité de ta femme.

Il n'en était rien?

LA COMTESSE DE MÉGÉE

Mais non!... Et même l'explication entre la mère et la fille a eu un excellent effet. J'ai vu la preuve nouvelle que, chez Thérèse, ce sont les nerfs seulement qui sont troublés. Du fait que sa fibre maternelle a vibré, un bien-être, une force, lui sont revenus. Elle a décidé qu'elle irait dîner avec vous...

RAOUL

Il ne faut pas. C'est de la témérité. Je vais lui déclarer que je m'y oppose.

LA COMTESSE DE MÉGÉE

Laisse-la... Elle est mieux en situation que toi d'apprécier ce qu'elle peut faire. Que risquet-elle dans un salon où sa fille et toi vous serez? Sinon, tu vas la rejeter dans l'accablement.

RAOUL

Soit!... Alors, elle est à s'habiller?

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