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OBSTACLES A L'IXTRODUCTIOX DE LA a\f5E 301
et (les miracles de Colomb, en suivant Tordre d'exposition usité à la Sacrée Congrégation des Rites. Ce remarquable livre, assez inaperçu en France pour des raisons qui seront indiquées tout à l'heure, fit grand bruit en Italie et porta à son comble la rage chronique de rindomptable abbé Sanguineti. La vilaine ligue génoise décrète aussitôt l'urgence et fait imprimer un nouveau pamphlet ironiquement intitulé : la Canonisation de Christophe Colomb. Ici, je laisse la parole au défenseur officiel du Serviteur de Dieu, à l'éloquent Postulateur de sa Cause.
« Mgr Magiiasco, dit le Comte Roselly de Lorgues (1) souvent absorbé par ses fonctions pastorales, n'ayant jamais lu la véritable histoire de Colomb, s'en rapportant au dire de son ancien collègue, s'est laissé circonvenir ; et c'est naïvement qu'il s'oppose à la béatification du Héros. Successeur de Mgr Andréa Gharvaz, dont le zèle sollicitait l'introduction de la cause de Christophe Colomb, Mgr Magnasco, par crainte de déplaire au belliqueux chanoine, non seulement n'a pas renouvelé la demande de son éminent prédécesseur, mais s'est refusé à signer la Postulation des Évoques.
« Le sentiment des Princes de l'Église, des patriarches, des Archevêques et Évoques des diverses régions de la terre n'a pu prévaloir dans son esprit sur l'opinion contraire du chanoine Sanguineti. Cependant, parmi eux, figuraient des gloires de TÉpiscopat, des illustrations de premier ordre, ainsi que des Confesseurs de la
1. Appendice de la 4« édition du Christophe Colomb de Didiar, premier éditeur de ce monument historique. Cette édition a immédiatement précédé la luxueuse publication iUustrée de la^ Librairie Catholique.
2l4 LE R£\'ÉLATE1.'R DU GLOBE
Fmî: les un> diversement éprouvés par les outrages, la confiscation, les fers, l'exil: les autres ayant heureusement échappé aux bourreaux : ceux-ci survivant péniblement aux torlures, ceux-là portant visibles les traces du martxre. Inutilement a-t-on mis sous ses yeux le Bref pontifical du 24 avril 1863, où le Saint-Père solennise la grandeur apostolique de Christophe Colomb ; le chanoine Sanguineli est d'un autre a>is ; cela suffit à l'Archevêque de Gènes.
< On reste confondu d'un tel aveuglement ; car Mgr Magnasco. irréprochable dans ses mœurs, sa doctrine, assidu aux cérémonies, ponctuel dans ses exercices de piété, charitable malgré sa brusquerie, est plein de bonnes intentions.
« D'après l'infaillibilité attribuée au chanoine Sanguineti, on s'étonnera moins de ce que l'Archevêché ait accordé son visa au fameux libelle : la Canonisation de Christophe Cohmih ^i), brutale offense à la vérité historique, impudente défiguration des textes, s'aggravant de nouvelles calomnies et d'une étrange irrévérence à l'égard du Pape Pie IX. »
(Je vais, dans quelques instants, offrir au'lecteur quel- (lues-unes des fleurs les plus suaves de cette guirlande sacerdotale déposée sur la tombe du saint Pontife.)
« Ce honteux pamphlet circula promptement en Italie par les soins des chanoines génois qui lui procurèren des échos à peu près partout.
« Nous fùmiîs alors publiquement sommé de discul per notre héros de ces abominables accusations.
« Nous le fîmes avec éclat dans un volume intitula •