‹ Le révélateur du globe: Christophe Colomb et sa béatification futureChapitre 27 sur 85 · Dîemones CREDUNT et contremidcunt. » — Jac. i · texte numérisé non relu

Dîemones CREDUNT et contremidcunt. » — Jac. i

S^icnrt la ^ de ce granl SorrOrar de Dieu, et cette ne csi écrite. Les éaSOm de le Ugeode protestante tombent alors de tous les yeas eaOïoliqaes et le itA\t VkB Ccdomb est enÉa eoun. L'^^iseopat s'étaBS^ d^anùr si onmplèleaMnt igmmé le Messager de I*£vf0^ (jle et adreàs« de Imtes parts, an Saint-Père, de tc^ pccmen^es reqinMes à reflet dTeblenlr nntndnctia<xd^ »a Cui$e devant la Sacrée Congrégation des Rites^ ^^ inunciiâae mouffiment de Topinion porte aux piedJ^^ >ucws$eur de sunt Kem Tamende honorable de L"'^ v«^ stupèlUt de sa propre ingratitnde. L*éinf ^^^^ anrhev^e de Gènes* Vgr Andréa CSiarvas, dii^^^ ment intéressé à cette grande réparation catholi^'^* prédse le caractère spécial de la Postulation, en s^-^^^^ dtant la voie e3Lceptioiuidle. Tai déjà donné tpi^^^ détail de cette aHIdre dans TBisÊorique de la Gaose.^ ^'

Sur ces entreTaites, le plus imprévu de tous les c--^^ tacles surgit tout à coup. Un chanoine génois, incoi^^^^ des hommes. Tabhé Angelo Sanguineti, helléniste p:^^ vérifié et numismate vaticinant^ était, depuis quelque "^ années, dans sa \ille, en possession de la gloire dliis^^^ rien de Christophe Colomb. Son petit livré, assez p ^^^^' temeni venimeux, espèce de castration bibli<^praphiq;^^^^ lu volumineux omTage protestant deWashington IrviEr^**' donnait à ses candides concitoyens une telle idée ^^ ce plagiaire, qu'on pouvait être tenté de supposer q SI^^^ la parole du Divin Maître sur les prophètes autochton^^^ avait été, pour la première fois, démentie. Il parait q "^^ lo discernement littéraire de la Garthage ligurien" °^ allait jusque-là.

UappîirUiuii inattendue du livre chrétien du Con^^^''^ Uoselly de Lorgnes vint troubler à jamais les lois^^^^

î ce Tityre canonical si paisiblement étendu jusqu'à jour sous la luxuriante frondaison de ses lauriers \igraphiques et roucoulant de si inoffensives pastorales ir les pipeaux archéologiques de sa gloire. L'histoire inçaise de Christophe Colomb produisit Teffet d un >on dans une poudrière. Le temps des bucoliques issa sans retour. Du fond des entrailles de ce chanoine s'éleva soudainement comme un flux de rage furibonde )ntre le nouvel historien, contre Pie IX et contre tous s évoques de la chrétienté. L'abbé Sanguineti, seul 3ntre tous, monte au Capitole de sa propre estime et B prépare à sauver l'Église. Il ne s'agissait de rien loins, en effet, que du salut de la Sainte Église, danereusement menacée dans la personnalité littéraire du errible chanoine, à la fois par le livre du Comte Roelly de Lorgnes, par le Pape qui l'avait inspiré et par 3 grand corps épiscopal qui en avait approuvé le? contusions. L'historien catholique, il ne faut pas le cacher lus longtemps, avait eu l'incroyable audace d'éliminer omplètement l'abbé Sanguineti. Il avait consigné sa onteuse plaquette à la porte de la critique historique, nde irœ,

Christophe Colomb paya pour tout le monde. L'abréiateur de Washington Irving répandit aussitôt, avec n zèle extrême, un certain nombre de calomnies conpe la mémoire du Serviteur de Dieu. Surpassant d'un Bul coup les ignobles insinuations de l'École protesante, il l'accusa nettement dlntrigue amoureuse, d'orneil, d'avidité, d'inhumanité, d'hypocrisie et même de ACRiLÈGE ! Une active propagande fut promptement or- ;anisée. Sous le commandement suprême de ce belli- [ueux archéologue, une ligue de chanoines académi-

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ciciis et de libres penseurs entra en campagne contre la vérité et s'efrorça de ruiner» par tous les moyens, la grandissante réputation de sainteté de Christophe Colomb. Le chanoine Sanguîneti se battit en duel contn» son propre honneur de prêtre et lui passa sonépéedp Scaramouche au travers du corps, aux yeux de ses concitoyens qui trouvèrent cela héroïque et qui eurent la force de l'applaudir.

En 1857, dans un grossier pamphlet dirigé contre le Comte Roselly de Lorgnes, il avait renouvelé toutes le> accusations formulées dans son abrégé protestant, ajoutant à ce petit trésor d'ineptes mensonges le riche venin de son pédantisme démasqué. 11 voulut imposer de vive force à ses compatriotes et au monde entier le fruit de ces précédents travaux de copiste. 11 obtint, d»* la complaisance de quelques journaux, une sorte d'apologie où il était désigné à la vénération des homme? comme « ayant bien mérité de sa patrie ». A dater d^- <:e jour, les logos et les tripots démagogiques reconnurent en ce digne prêtre un ardent auxiliaire de lvn> desseins émancipateurs et s'engagèrent h le soutenir comme une précieuse recrue devant qui s'ouvrait h voie Appieniie des plus retentissantes apostasies. Ain?! se forma cotte incroyable association entre les libres penseurs de loute l'Italie et une demi-douzaine de prêtres génois, qui a pour but d'empôcher la canonisatiou do Christophe Colomb. A Gônes, tout membre de TAcadémio ou du clergé qui n'admet pas les calomnies du chanoine est frappé d'ostracisme, les amis de la vérit»^ sont regardés comme des ennemis de la science et déclarés appartenir à la faction RoseUienne, -

Tandis que les gouvernements d'Espagne et d'Italie

OBSTACLES A L'IXTRODUCTION DE LA CAUSE lOD

honoraient de témoignages écrits et de décorations rhistorien de Christophe Colomb, le conseil municipal de Gênes, abominablement trompé par l'abbé Sanguineti, le faisait insulter offlciellement dans la magnifique réimpression du Codice Colombo Américano publié aux frais de la ville, et les feuilles génoises le bafouaient indignement.

Rien n'égale l'acharnement de cette haine de chanoine. On est obligé d'en chercher la cause ailleurs que dans le monde naturel, car, humainement, c'est toutà fait inexplicable. L'abbé Sanguineti a tout mis en œuvre pour déshonorer le Révélateur du globe et son illustre glorificateur. A Gènes, seulement, il est vrai, des ecclésiastiques, inspirés par lui, osèrent vilipender l'incomparable Serviteur de Dieu. Mais de nombreux amis laïques de cet étonnant séducteur, répandus par toute l'Italie, donnèrent le spectacle inouï d'un dévouement poussé jusqu'au déshonneur volontaire. Par la plume ou par la parole, un dénigrement sans exemple fut excité à Turin, à Pise, à Florence, à Plaisance, à Modène, à Rome môme, et jusque dans le palais du Souverain Pontife. L'abbé Sanguineti osa solliciter de la Civiltà cattollca le blâme du livre du Comte Roselly de Lorgnes. N'ayant pu l'obtenir, il en fit d'amères doléances dans la Gazette deGénes,\eSO mars 1858. Déjà, il s'était plaint douloureusement, dans VApologista de Turin, dece que l'illustre P. Ventura avait adressé au clergé d'Italie un manifeste en faveur de ce chef-d'œi^vre. Il écrivit àParis, à Rome et ailleurs, cherchant à soulever Fopinion.

Le Comte Roselly de Lorgnes, indigné de ces attaques, mais se souvenant du profond respect que l'Église a le droit d'exiger de tous ses enfants, surtout

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dans les siècles de peu de foi, souffrait en silence voir un prêtre catholique sur le tréteau des saltimb ques de la publicité irréligieuse. Il eût ardemment siré de faire entrer un salutaire mouvement de pudeu dans rame de ce pamphlétaire si peu sacerdotal. Il s tut pendant douze ans, se laissant outrager avec la ré signalion d*une <\me vraiment supérieure. Mais, en 1869 ayant lu de nouvelles accusations contre le héros chrè tien, révolté de cet acharnement impie, il adressa a

directeur du Gioniale degli studiosi une lettre accablante qui, pour quelque temps, fit rentrer sous ss pierre le hideux crapaud de la calomnie.

Toutefois, sans rien imprimer, celui-ci n'en continu! pas moins la diffamation et ne cessa d'agir auprès clergé. L'occ-asion lui était propice. Ancien professeui HU grand séminaire avec M. Tabbé Magnasco, qui succé — "^^

daît au savant théologien archevêque de Gênes, Tillus "

Ire Mgr Andréa Gharvaz, lequel n'aurait jamais souffert* ^ ^ un pareil débordement de vanité blessée, ses relations étaient d'avance facilitées parmi les ecclésiastiques. Il sut les mettre à profil. Discréditer une histoire publiée par ORDRE du Souverain Pontife, maintenir contre Colomb l'accusation de liaison immorale, susciter le doute, (îveiller la défiance dans les esprits et, par l'effusion de la calomnie, ompt>cher les Évoques italiens d'adhérei à la Postulation rédigée à Rome pendant le Concile, tel fut le but denses persévérants efforts.

En 187i. le Comte Roselly de Lorgues réunit en un volume, sons ce litre : lAMiiASSADEUR de dieu et li l'APK PIE IX (i\ tontes les preuves des vertus hc'Toïque-

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