Jiom.^ X, 15. — Isa(t\ lu, 7. — A'a/i., i, lo
OBSTACLES A l'iNTRODL'CTION DE LA aVUSE 215
laror la guerre. Qu'il y prenne garde, au contraire, o t CI jïW se cramponne solidement par eux a la terre. Qu'il s*3 sou\ienne de la fâcheuse aventure de Simon le \ïi"t^:icien, auquel il ressemble par certains points qu'il a l€3 malheur d'ignorer, et qu'il se demande où étaient 1^55 pieds de cet imposteur quand saint Pierre invoqua 1<3 T^om de Jésus-Christ.
Tabbé Sanguineti a une très belle haine contre la
nce. Pour lui, ce beau pays est uniquement le ré-
coi>f.aclede l'orgueil, delà frivolité, des spontanéités
exioe^ntriques, « le pays d'où viennent les modes et les
l>aill<:)ns volants » , car, il est bon que vous le sachiez,
l'alité a horreur des ballons volants, probablement à
en. lise de ceux qu'il lance et qui ne volent pas. En général,
il I> féfère qu'on rampe. Dans ce cas, il n'est pas obligé de
l^voT les yeux au ciel et c'est autant de gagné pour cet
H r\ispice de mensonges. Personne, d'ailleurs, ne trou-
^"^ra. surprenant qu'un académicien, allié des francs-ma-
çoiis contre le Pape, haïsse la France aupt)int d'en baver
d^ fureur. Mais le fond de cette haine, c'est tout simple-
^°^^ràt le livre du Comte Iloselly de Lorgues.
•^ Mon entreprise, dit-il, est de prouver que M. le ^^ïXàteRosellyde Lorgues est un charlatan» (ciarlatano.)
^^^"estce quenous appelonsen France avoir le cœursur ^^ ^Tiain. — «Ces pauvres Français qui s'exaltent si faci- A^iïXentont pris au sérieux chaque assertion et se sont ^'^^Housiasmés. Je les plains, et à cause de leur carac- . ^^G et parce qu'ils n'étaient pas tenus de connaître à ^^^1 rhistoire d'un étranger. » Admirez-vous comme ^^^lù un homme qui se dompte ! Il est très évident qu1l nox^v- déteste, et, cependant, la charité, plus forte que ^^t, surmonte les aspérités de ce grand cœur sacerdotal
T.K liKVKI.ATEI.R DV GLOBK
et élùvo son Ame jusqu'au pardon des înj!ires rlont il;ili misr'ricordo de iraccabler qu'un seul ri'enlro nou-. li nou< plainl parce que nous sommes faibles, mais ilne plainl pas « ces prélals qui ont voulu prendre uneparî. active à cette aiïairo. Ils ne devaient pas s'cnpouffwr dans cette mer saîis m avoir mesuré le fond. »— En clFel, tout homme qui s'engouiïre dans une mer tsî inexcus.Ml)le de n'en avoir pas auparavant me-iin.* if fond. Gela saute aux yeux. — « C'est une honte pour les (înnois d'rlre .-dlés c^omme sprrîf?)i prcff.^ di-rri^rec" petit i*arisien vaniteux, de s'être laissé înipnser pKir ses gasconnades. > — Jt» ne remarque pas lequitê »> ce dernier reproche. Les (îénoisn'ont pas. que jesn-h»' beaucoup adniin» ni suivi, jusqu'à cette heure, le Parisien en question. Ils l'ont encore moins « idolAln;encensé ». — * Kn somme, .son svstùme IcsAsl^'m» du Parisien - esl un amasde contradictions, «le pasti<-h*v La vanit:'» le jx^ussa, la léjjrèreté le i^Miida, les applaiitli- S(Mnents le puiflùrent, les contradictions le firent f'fnrr m hrff » ( dare inbestia ;. — Combien ce chaïK-in est ^^alanl ! — « Je crains qu'il n'en vienne ouverî::»m»' : à la folio véritable. » One cette crainte esl donc tmich.ii' et qu'il est retirret table, qu'une \ieillo Ame si tendre ■ soit égarée silori^Menij)sfi la recherche d'un style nn": ■ et délicat! Après avoir traité le Comte Hosrlly ■ Lor^nies iXorrar/ani et d'/V//y7V/<////,Iechan(dne conili' « Tant ([ue l'fclise n'aura pas anmij': l'iiistoire. je c ■• tinuerai à avoir le droit de proclamer charlatan, fan. 'que, imposteur, l'illu^trissinn» Monsieur le Comte : ces messieurs ... maiimo:sets » :bambo(u*r: .
Ces //^/'//v//o/rsY/\, j on demanic pardr^n, c'est d'al - S. S. le PAPL PIK IX, par ordre de qui riiisloir---
Oolomb fut écrite, ensuite la majorité des Évoques sip-nataires de la Postulation, et enfin l'élite des fidèles dsuis le inonde entier.
Mais cela n'est rien, sans doute, puisque l'abbé San- ^uineti est approuvé par les francs-maçons et les Vieux C ^^thoUques, et que, d'ailleurs, l'Eglise n'a pas encore c annulé l'histoire ». Elle y viendra peut-être, un de ces jonrs, l'insulteur de Pic IX ne craint pas de paraître l'espérer, car il n'a pas été promis que les portes du ciel prévaudraient contre l'insolence des chanoines vaniteux. Le jour où l'Eglise aura annulé l'histoire, il n'y aura plus de charlatans ni de marmousets pour TabbéSanguineti. Il n'y aura plus que des libres penseurs pleins de tendresse et de courtoisie. Son langage sera doux et humble et c'est le Comte Roselly de Lorgnes qui se verra contraint de l'admirer.
^Vnità cattolka ayant publié de très remarquables
^ticles, malheureusement élogieux, sur la nouvelle
Msloire de Christophe Colomb, l'inflexible chanoine les
appelle nettement « un labyrinthe de stupidités et de
^ntradictions ». Il affirme que ceux qui sont si soi-
^oux déshonneur de Colomb faussent son caractère,
Pervertissent son histoire, lui enlèvent ses mérites réels
P^Ur lui attribuer ceux qui n'existent que dans leur
^'^agination. Ils fabriquent un Colomb idéal et fantas-
^^Xie.« Pour en faire un saint, ils en font un idiot {1), »
Je crois que nous tenons enfin le vrai fond de sa pen-
^^^, à savoir qu'un Snint, tel que l'Église entend qu'on
■■' - « Per famé un santo, ne fanno un idiota. » (Saxouineti. La
^ *^^onizzazione di Ctdstofovo Colombo^ p. 17 ) On ne peut guère,
^^^ observer le Comte RoseUy de Lorgnes, féliciter M. le chanoine
^ ^«tte dernière phrase, copiée du journal mazzinien le Movimento*
ï* lus irréconciliable ennemi de l'Eglise.
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h\ soil, c»sl iuH!(^ssîiiremenl un idiot. L'/V/rW du chanvino Saiijcuinrtiesl bien différent de col idiotisme deln vorlu qu'on ose nous montrer dans Christophe Colomb et «lan? les autres Saints. Le commerce des libres pen-eiir>lu: a appris à connaître la véritable grandeur chréthiine. et il ne tient qu'à Ini de nous étaler un idéal toiitûfait imposant et nullejnenl fantastique. Le vrai caraftèrv, leittrrifrs rrr/s de C(»lomb,ilse charge de les rélablirilai? la hnnière «Tune critique transcendante que le zcU^'l':vorant de la Maison de Dieu i)ouvait seul lui in>pii>'r. Les voici: Chrisloiilic Colomb était un concubinairi\'.u orgueilleux, un avare, un bourreau, ini hyjMH'rit^çlîi:. sacriléiÇ(». C'esl là ce qu'il faut admirer en lui et'jiiv'i on vient dire, par exemple, qu'il brûlait, de l'amour «Jr Dieu et qu'il était chaste, l'abbé Sanguineti juge «ju'"' Ic déshonore et qu'on le souille.
Ces édifi/mtes manières d'être ayant été altribiiêes " Colomb, par l(^s historiens protestants, l'abbé Sani-'iiii!'?" ne peut plus contenir son enthousiasme, et son v.-'V.f co'iu' (lébord(^ de reconnaissance. Le jour où il ÎJ Washin.irton Irvin^ pour la première fois, il a pu. l'iJ aussi, chanter le .Y////r dittdlth Qi mettre au défi tnu: écrivain catholique d'écrire une histoire plus * util»* -i la cause du catholicisme >. Ses sympathies protesl.îi:-'^ S(î révoltent quand Yï'nih) cattolica dit que. jibijUSJ Ponlifioat de Pie IX.Cliristophe Colomb fut mécoinui^ défiguré. Il s'écrie : imptichnit et In/pfrholifju^ w^ smtfje ! Les généreuses colères de sou Ame remporti-^ lellemenl du coté du protestantisme qu'il [luUïse ^■■ véritables ruprissements quand on ose parler autrome: que le preiuî(»r [)rt»lestant venu.
En propres termes, il refuse d'admettre qu'un p:-
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testant puisse voir moins clair qu'un catholique dans les questions d'histoire et d'archéologie. Il semble même peu éloigné de croire que le catholicisme est une manière d'obscurcissement pour l'esprit et que le vrai point de vue pour juger l'histoire ecclésiastique est le point de vue luthérien, méthodiste ou calviniste. Doctrine admirable et bien digne d'un tel prêtre, laquelle aurait pour conséquence immédiate d'exhumer comme documents historiques les Centurirs de Maf/debourg, par exemple, ou tout autre factum de la même provenance etxie la même autorité î
Si Ton ne savait pas qu'il est dans la nature de lesprit bumain de reproduire obstinément les mêmes platitudes et les mêmes préjugés, il y aurait lieu de s'étonner de la persistance vraiment exceptionnelle des idées espagnoles ou protestantes sur Christophe Colomb. L'Amérique découverte par hasard en cherchant autre chose, les vues intéressées et sordides du grand homme, sa <^ruauté,sa fourberie, son orgueil, son immoralité et jusqu'à cette sotte légende de l'œuf; telles sont ces idées à peu près aussi anciennes que la Découverte, enfantées tout d'abord par l'imagination des Espagnols qui ne partonnèrent jamais au Donateur du nouveau monde leur effroyable ingratitude. Les protestants vinrent ensuite. Washington Irving en tête, qui voulurent bien admirer Colomb, mais à la condition expresse qu'il n'y eût pas en lui un atome de sainteté, et qui recueillirent avec une pieuse équité cet héritage de sottises et de mensonges. Snfln, les rationalistes purs, tout en se gardant bien ^'effacer une seule ligne de cette page du IAwq d'Or de 1^ calomnie. y ajoutèrent l'appoint désintéressé de leur iï^ductions critiques. L'abbé Sanguineti, uni de cœur