‹ Le révélateur du globe: Christophe Colomb et sa béatification futureChapitre 36 sur 85 · Hmnlw.l.h. r„.v„,'>,v. t. II. y. ;}2«>«*i :m · texte numérisé non relu

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OBSTACrXS A l/iXTRODUCTION DE LA C.VUSE 221

Un maniaque des plus singuliers, — dont la folie

usiste à fouiller jusqu'au sang toutes les bibliothèaes de Tunivers, dans Tespérance d'y découvrir des •«uves de la non-saifiteté de Colomb, — le bibliogra- ■.e américain , M . Henri Harrisse,homme parfaitement sûr le Dieu n'existepas, a fixé au 22 avril de Tannée 1500,

découverte de l'Amérique, an admettant que Chrisphe Colomb ne fût jamais né. Post hoc, propter hoc. Un autre faquin scientifique, le Xénophon et le Hum- ►Idt des commis voyageurs, le rutilant Jules Verne en- I , dans son histoire populaire des Grmids voyageurs^ -Touvé le moyen d'ôtre encore plus étonnant. « On ^t certifier y A\i-i\, que Colomb est mort dans cette 3yance qu'il avait atteint les rivages de FAsie et sans oir jamais su qu'il eût découvert l'Amérique. La renotre du nouveau continent ne fut qu'un ha^^rd. » M. les Verne qui a tout inventé pour tout enseigner, ignora éternellement que Christophe Colomb connaissait xistence d'une mer libre au delà de ce nouveau connut et qu'il n'accomplit son dernier voyage qu'en vue ! trouver un passage de T Atlantique à la mer des Indes.

conjecturait que ce passage devait être situé vers 3thme du Darien, précisément à l'endroit où M. Ferdiind de Lesseps entreprend aujourd'hui de le réaliser, "odige d'intuition attesté par les historiens du temps et enUonné par Washington Irving lui-môme, si digne iurtant d'être lu par Fauteur des Enfants dulcapitai- ? Grant (1).

i- Le même romancier voulant faire du grand aperçu historique oute auguralement que a si Vasco de Gama avait précédé Colomb la '^îouverte du Nouveau Monde aurait vraisemblablement été retardée ^ plusieurs siècles », puisqu'alors on aurait cherché les Indes à '*t au lieu de les chercher k Vouest, Il est vrai que le Cap de

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\.\\ KKVF.I..\TKrU i»r GLÛUr.

L'abolition <!<• lout surnaturel hisloriqur est le besoin pi'rprlut'l (Ir (M'sr-crivaiiis saiisDieu,quinepeuvcnt sodé- IViidn' iVinUimov /nf//tf/hmtimt l'Amplillciiteurdu monde, mais <|ui s'inipatienlent de son Christ et voudraîenl (pie celle Cahnuhp n'eût jamais y^o/*^» que le Hasff?'d k travers les mers. Tout à l'heure, je nommerai le plus i^rand do tous, celui devant qui les noms qui précèdent sj>nt comuu' du vent irlacé et de la ptmssiùre. On verra alors toute la lam«'nlable puissance du préjugé moderne ri rinexprimalde hestMii universel de la sanction aumisu» impliMve [»ar rEpiscopal. puisqu'il a suffi delà gloire Irsri» de C.hrisiophe Colomb pour faire chanceler dan< le rloaiiue desi»pinions basses et médiocres l'uue lies Ames lr> plus lumineuses qu'il nous ait été donné de ciMitiMiipler !

iV tjnil \ a d'f:mii:e. c'est qu'on ne voie pas qu'^n donnant de îout secours scientitique lo sublime NavîgaiiMiv. iU t'ont r '!:iUM'an\ veux, parle contraste du résultat. rc\it!e;\*c '.v-.^i^'ible du Mandat divin. Lui-mî^mequi '^.'lît.;:. .i>>*;n:'.u*:'.: r.neiix que personne, l 'insufTiïiance li.^ >^':'. >.i\ ■::• ■\ow lUio le raiSk.Minemenî, les niathéina- !.i;iîc> c ;•> v.U:;>pemoî.,los lui .'lU été d'un faiblo

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OBSTACLES A L'iXTROULCTION DE L.V CAUSE 223

Dans une lettre à la Reine datée du 28 lévrier 1495, l'un des hommes les plus remarquables du temps, l'illustre cosmographe lapidaire de Burgos, don Jaime Ferrer, disait en parlant de Christophe Colomb : « Je crois que, dans ses hauts et mystérieux desseins, la divine Providence la choisi comme son Mandataire pour cette œuvre plutôt divine qu'humaine,^ mas divina que hu- < mana peregrinacion », qui me semble n'être qu'une introduction et une préparation aux choses que cette même divine Providence se réserve de nous découvrir pour sa gloire, le salut et le bonheur du monde. »

Quelques mois plus tard, il écrivait à Colomb lui-même ces paroles extraordinaires:

< Je ne crois point errer en disant. Seigneur, que vous remplissez un ofQce d'Apôtre, d'AMBASSADEUR de nreu, envoyé par les décrets divins révéler son saint nom aux régions où la vérité reste inconnuo.ll n'eût pas été inférieur aux convenances, à la dignité et à l'importance de votre mission qu un Pape ou un Cardinal de Rome prît en ces contrées une part de vos glorieux travaux. Mais le poids des grandes affaires retient le Pape : la sensualité de ses commodes habitudes, le Cardinal; et les empêchent de suivre un pareil chemin. Pourtant, il est très sûr que, dans un but semblable au vôtre. Seigneur, le Prince de la milice apostolique vint à Rome, et que ses coopérateurs, ces vases d élection! s'en allèrent de par le monde s'exténuant, harassés, leurs sandales usées, leurs tuniques trouées, leurs corps amaigris par les dangers, les privations, les fatigues des voyages durant lesquels souvent ils mangèrent un pain d'amertume (l). »

1. « On reconnaît, dit le Comte Roselly de Lorgnes, dans cette censure de la mollesse du cardinalat sous le Pontiûcat d'Alezan-

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