MIRACLE SUR LA TERRE
« Ne voulant pas anticiper sur les preuves à produire devant la Sacrée Congrégation des Rites, nous rappellerons seulement ici deux événements prodigieux, disons le mot, deux miracles, qui furent accomplis en faveur de Christophe Ck)lomb, Tun sur terre, Tautre sur mer.
« Parlons d'abord du premier en date.
« Q s'agit du fait d*armes le plus extraordinaire que nous ait transmis Thistoûre, et qui pourtant semble le moins connu des historiens. Nous allons rappeler la lutte la plus gigantesque, par la disproportion des forces, dont fassent mention les annales des peuples,
« De rniade à TÉnéide, à la Moallaka d*Antar, au Shâh- Nameh de Firdouzi, au Ramayana et à la Lusiade, récits belliqueux des rapsodes, poèmes runiques, chants Scandinaves, fabulations persanes, chansons de geste, épopées de Tlndoustan et de TAraucanie, entreprises des Conquistadores, expéditions de Femand Cortez, de Pizarre et d'Almagro, n'appor-
311 LE RÈVKIATEUn DU GLOBE
teiit rien do comparable à cette îio tien inouïe, où en n?^ campagne deux cent vingt hommes en défirent cent loiZt « Si par des motifs honteux pour h\ cour d'Espagne, iv triiuiiphe à peine croyable n*eut pas de retentissoiurat ea Kurope, il fut très célèbre aux Autillos : il y devint populaipp et V reste connu sous le nom de miracle des flèche. La preuve en subsiste encore aujourd'hui.
• Ici, nous devons entrer dans quelques détails.
« Apivs son second voyape d'exploration, Christ'jjJH Ctdomb, to.n])é en létharpie par suite d'indicibles fatifCfN fut ramen»'* inerte h Ilispaniola, où, pendant cinq ïai>\sS resta malade d'épuisement. Durant ce temps, guatono 1« princip.iux caci([ues avaient formé une ligue dans 1^ ^; de massacrer les Espagnols jusqu'au dernier. Le prince «jWcanagari, dévoué à Colomb, vint trouver rAmiral e3:>jw retenu dans son lit. Il lui révéla le complot, en répaacïC des larmes, tant la situation lui paraissait désespiTre. Les Indiens profitant delà maladie du Vice-Iloi et delVuivil-itudinairo des Kspagnols, la plupart rudement éprouvrià climat, avaient juré de les détruire, sans en épar^er li seul. Le danger^était'grand.
• On aurait tort de penser que les brillantes armureïdt-pa^'ue, le bruit et l'eiret dt*s arquebuses, sutlisaieni ?jtr épouvanter les Indiens. (Juand ils eurent vu mourir >* chevaux, puis des Castillans, ils ccssèreut de lc> cr^rt immortels. Tout aussitôt le patriotisme reprit se? •b-ii* dans leurs âmes.
• Ou ou ne s'imagine point que les indigènes, pourï posséder ni armes h feu, ni armures d'acier, ne fussent i* à craindre. Si quelques peuplades de l'intérieur monîrairï^ un naturel pacillque, celles du rivage occidental et i!»*? 6'^ méridionales se trouvant exposées aux attaques des :iiiîkr-pophap's, avaient contracté des allures guerrière^ : ^^^ coiii]>l aient des capitaines et des soldats d'élite. I.a i^^'
tribu des Ciguayens pouvait fournir un contingent de quinze
ïXUlle guerriers valeureiLv. Colomb avait déjà pu juger de
teur bravoure. Un d'entre eux avait o§é venir seul à son
bord, se promener fièrement, goûter les provisions, tout
examiner en détail et se retirer ensuite, sans manifester ni
satisfaction ni crainte.
« Une autre fois, un canot portant quatre insulaires, deux femmes et un enfant, fut surpris par une chaloupe espagnole, que montaient plus de vingt-cinq soldats. Loin do s'intimider, les naturels, hommes et femmes, saisissant Aussitôt leurs'arcs, commencèrent rallaque. Ils blessèrent mortellement deux Espagnols. La chaloupe ayant fait châtrer le canot, ils continuèrent à tirer leurs flèches tout en nageant, et s'échappèrent enfin en plongeant très bas (1).
< Le courage, pas plus que la présomption, ne faisait dé-
'"^lit aux indigènes. D'ailleurs, la fierté est de tous les pays,
^^mme do tous les temps. L'Archichronographc royal de?
ïudes en cite, par oc^^asion, un fort curieux exemple. Lorsque
5^ la côte d'Uraba, le bachelier conquérant Encise, pour se
procurer des vivres, sortit de son campement à la tète de
^®nt hommes, « il rencontra trois Indiens qui, par audace,
attaquèrent les Castillans, comme s'il n'y en eût eu que
^®Ux contre mille Indiens : ils tirèrent leurs flèches si promp-
^enient et en blessèrent tant, qu'avant qu'on les pût attein-
"^> ils avaient vidé leurs carquois, et se mirent à fuir de
^^e sorte qu'il semblait que le vent les emportât (?). »
* On ne doit pas oublier que près de Veragua, le avril ^^, les indigènes attaquèrent à la fois les Espagnols sur le "^^Uve et sur le rivage, pénétrèrent dans leur camp, malgré ^ ViLleurde TÂdelantado et de Diego iMendez ; mas.<acrèrent
*- RosBLLT DE LoRoUEs, Ilistoirc de Christophe Colohih, !•' vol, P- 433.
^« Hbrrera, Histoire générale des royales et conquêtes des ^^iilUms dans les iles et terre fer>ne, liv. Vill, ch. vi.
310 '•»• nKVKI.ATKIlt VV ULOPE
h' capitaine de imvillcm de rAiiiiral, TUogo Tri^liin. l^'insluV canonnier, M a tien, tous l«>s marins qui montaient li; oî:-:' de la i:npitnn*\ le contre-maitre du Galirirn, Abinzo Rsiii}i en blessèrent beaucoup d'autres et los auraient totaleiner. extermines, si le feu de deux pièces d artillerie de aarme ne les eût tenus en respeet.
♦ Christophe r.nlonib jufreait fort exactement la cnvi'ïjr lasiluation.Cetle conjuration s'iuspirant du patriotisme ^ieT^ nait iîénérale, et présentait un carac tèrc sérieusement hidnea
« Forer, pour éviter l'extermination complète d'^s «iea?. de prendre eu timte hâte l'offensive, le Vice-Hoi. quoiqK très sf)uffraul encore, et ne pouvant nnîttre en ligne ce deux cents fantassins valides, appuy<'»s de vinirt cavate quitta l'Isabelle le 2'i mars rii*5. Après avoir investi du »3mandement snn frère Don Harlhélemy, il raceompaîmapotrtant, se diritreant vers la magnifique plaine qu'il avait déiiii à l'Immaculée r.unception.
« L'ennemi l'y attendait, formé en cinq corps d';ini:rf. s'élevant ensemble î\ près de cent niillo hommes. ('.v>'r^ se trouvaient stnisles ordres supérieurs d'un pmerrier -r^^ ^'er, .M.inicatex, Ixir^'ne, mais vaillant et habile sira'' -"•:■• comme l'a t test. lit son plan de bataille. Ses troupo> '■'^■ paient les <li verses issues de la plaine, et n'en liivi^^'. • ([u'une seule librement accessible aux Kspa!Juol>. ^î"^ TentréiMle ceux-ci, les cinq corps d'armée devaient. ;î û si^'^nal doimé, se porter rapidement de toutes leurs p.!?:i:^a» sur le centre, et écraser sous rimniensité du nombre cev.^ poiLTuée. d'étranj^'ers, que dans leur rapport les êdairer? avait?nt dédaigneusement représentés par une poisiiiH-maïs. Le fxéni'ralissimc Manicatex avait choisi cim? xi-' archers d'élite fini devaient engager l'action. PendiinîÇ' leurs llèehes jileuvraient de toutes parts sur le ctoui**'^ Castillans, les lances, les javelots, les haches depierrt-' les massues eu bois de fer achèveraient la déroule.
« On ne saurait disconvenir que lu situation dos Espagnols ne fût périlleuse ; car, en réalité, le feu des arquebuses était moins meurtrier qu'elTrayant, à cause de l'intervalle nécessaire entre cliaque coup, pour la recharge de Tarme, le maniement du rouet et Tajustage de la fourche qui assurait la Justesse du tir. L'excellente trempe des épées ne servait qu'à portée de longueur, et avant qu'elles fussent tirées du fourreau, les traits innombrables de Tennemi pouvaient accabler ce petit détachement. On frémit à une telle disproportion de forces. Pour sortir vainqueur de la lutte, chaque Espagnol devait laisser sur la place ou mettre en fuite cinq cents indigènes ! un contre cinq cents ! cela ne s'était jamais encore imaginé.
« Christophe Colomb, en atteignant la plaine de la Conception, ne suivit pas les hommes conduits par son frère ; il n'entra pas dans la Véga, mais gravit un morne élevé d'où son regard embrassait Tétenduje de ce magnifique espace. « il est natui'el de se demander pourquoi le Vice-Hoi à peine convalescent, au lieu de rester à l'Isabelle avec les iQalades, s'était joint à sa petite troupe. Puisqu'il en avait '^igné le commandement, c'est évidenmient qu'il n'était point venu pour combattre en personne. Celui qui s'appert LA Colombe portant le Christ ne pouvait oublier son Message de paix et de bonne nouvelle. Sa présence n'était P^8 non plus destinée à encourager les Espagnols par ses ï^^ïoles ou son exemple, car il ne se trouvait pas au milieu **^itt; elle ne devait servir qu'à intercéder. Du sommet do ^ Montagne, T Ambassadeur de Dieu priait son Maître, qui *^Htde fois l'avait secouru sur la mer, de ne pas l'abandonner *^^ la terre. Il implora aussi celte Vierge immaculée, dont ^ ^vait consacré en ce lieu la Conception miraculeuse. Sa ï^^ière fut entendue. Et alors se passa un fait sans pareil ^^Hs l'histoire des guerres.
Au moment où, sur le signal de Manicatex, les cinq mille
:U8 m: rkvéiatclr du globe
archers d'élile commencèrent à obscurcir lair de leurs tlèclies, un vent subit s'**k'va qui, les faisant dévier, amortissait leur force d'impulsion, et par sa violence semblait même les rcMivoycr sur ceux qui Itîs lançaient. Le cri de Miracle I fut pouss«> dans la petite armée espagnole. Les Indiens, consternés et (^iiouvantés du prodige, se débaQ(!fèren1 à l'instant.
« Tandis que l'Adcbintado, qui avait divisé sa troupe ett deux corps, l(*s charîreait de deux côtr*s opposés, rintréplAf^i Ojoda se prt^cipitait furieusement sur eux avec ses vingg:^. chevaux. Des chiens corses qui suivaient les Espagnols, ^« mettant à la poursuite, comjilétèrent la déroute.
« Sans doute le courago fut héroïque chez les Espagnols, perdus et connue engloutis au milieu de cette masse de cent mille ennemis armés: néanmoins, en y réfléchissr» nt, on sont que le succès n'était pas humainement possiftiule. Tocluiiquoment, il ne s'explique pas.
* Aucun général n'admettra que deux cent vingt sold a its. sans artillerie ni arme? de juvcision, en rase campa^^ne. puissent disperser une armée de cent mille hommes, po nrvus d'ari'<, de jav»*lols, de lances, de massues, combat*: -aût pour leurs foyers. Aussi la jactance des hidalgos ne s* *£?î?telle jamais exenéo sur ce fait inou'i. Les Castillans n'eux*€Df jias la témérité d'attrihui-r à leur propre valeur ou à la svtpériorilé de leurs arin»»^ un triomphe si extraordinaire: i'* avouèrent sans fausse honte qu'ils le devaient à un secoure miraouh?uy. C'est pourquoi cette victoire ne tira point son nom du champ de combat, mais de la cause qui l'avait procurée, et s appela tout Irauchement le Mir.vclf. des rLKCHEïi.
• Si nous ne savions i)as combien, en Espagne, tout ce qui eût ser>i fi glorifier Colomb était soigueu-^emenl caclié «m. amoindri, nous aurions îi«'U d'être surpris du laconisme o: de la réserve des hi<!'»ri'\!*raphes au sujet d'un tel événtmenl.
« Cependant, malgré leur circonspectioa, toui s accordent or un point : Christophe Colomb assistait au combat -inâ
prendre pari. Il n'y figurait pas comme chef militaire- Son rère. Don Barthélémy, seul, exerçait le co2:2janieT.r=:;. 'archichronographe impérial, fpriedo y v*; i-iz. a* i-.-cin-î as même Colomb; et tous les autre* hî*:or>i.* i*-* ii.:-»-* îconnaissent que l'Adolantado seul 'Hrler* 1 ^r^ .i- L ii^'> LOgraphe royal de Caitille dit expr*:*?-: -*:-: r'^ 1'^'..:it conduite par l'Adelantado- Mil* C'-i* --- •:î-la -t >laire au suprême con*»:!! ^^^^^ Izirr*. i .-tiJL.r rc»vr-*;: •anchement la tradition >.<*> çtL -:•->,*. *>. v: *••'--? < t. laire, Herrera essaye deipli'iLrr r> *.*v.*-»'. t ;»r':ii* vr/^i.le, d'ime façon ïrioin:- croy<iîj> fri.v.r':- • li.-.i.r*. r*'u::i*: >iis les ordres de Manlcat<fz, dl:-Il- *rjtr, *.'.'.-. >'>v * C •:i'". >n cent mille hoRinie=. LAdelii."-iC'. >* îL^ «-.aisu»- -' i* ■ atoura si adroitement a^e<.• j-or. jifti^vtr**. ^c f^^ui-rj» •* 58 chiens, qu'en peu de tei-'.^»- Il .*> :::j' .ju» vl '.*•' >ute(lj. *
« Entourer Tennerni, r e^î l*iL\^.'jy^r Orvp* ••!*?. -y. jmment deux cent vingt Lo::.::-*-^. tC'-»;>-:,»-jr. vv îiw. euvent en entourer c*nt u:'^'j:7.., (^''*tJ> «^-t* -••■:> t**, vm* t de jambes!... D âpre- la proj/.n-v:- C- ii\':i A*f* «JUb^u* Ispagnol aurait dû faire Ui*: h. •:'.:.': *j:i:r^ :i^'j^**i»^t *?i*«' on.
« Il est certain que cet> vj^rv^jr* :. *:»'. >t.* *'r>i>;<JL^> •/ , .. lirement. Les vainque ur* :.e Le:, ^-v:.: ^-.i^ir. iî*A-„vv.^ ^aérite. On n'en a pa» fait Lor.'rjev» % ; *:-*:-<?• VbV, *-* itv. -^ astillanen a jamais dé<rri: avei^ *>'.•;:. ;^-*.*»>c.'.i»* '^^t '>. *: t. ••:.■.-*:* Dplus grandiose de* aû:^i:*e* r-*'.T^'.'-» ,'. :. « * 'T >>.-;-^nent apprécié- 'rriébr^ *r. ^vtr:-?'^ ■•,;-* .^ :;.*;;.* . * -. .'accomplit. Cet évéïie.v.ei: r-* >>* ^/A :.\::.::A v-e K'rf>fr. nais un miracle! et >> Vy]; .;> % -•«•l ;/.er. .,'-«: >». iri-:if^:Ae-
1, Herrera, HitUAfi de* ^'^ya^*' ' r "."/n-yv-^î^i de« CoitiUay^i ÏT. II, ch. xvix.
dlens, nous rappelle involontairoment celle le combat d'Isr&ël contre les Amalécites.
« Moïse était parti avec les troupes, mais le commandement. 11 l'avait confié à sot sué [i). Au lieu de suivre celui-ci sur le clif il se tenait au sommet de la colline ['i;. Là jrneur, il était debout, les mains élevées:
puissance du signe ainsi figuré, obtenait n lavictoin».. Dans sa reconnaissance, Moïse d un autel, (jifil appela de ce nom : « Lo S gloire ■ :0. »
* Christophe Colomb, parti aussi avec se prit pas le commandement, et le remit à TAdelantado. 11 ne marcha pas non plus su] combat, mais se tint au sommet de la co!
Seijrneur pour son peuple ; il obtint la vi( gratitude, Colomb fit dresser là un autel, messe d'actions de grâce et, pour mémoire c éleva une Croix.
« Ensuite près de là, du côté opposé à la ( de la paix conclue, il fit piauler l'arbre qui bole. La Colombe portant le Christ ava
1. •« Dixitque Moyses ad Josue : Elige viros, et « (runlri Amaloc. >• — Kxodi, cap. xvii, y *>.
AP1»KXUICES 321
rameau d'olivier. Et cet olivier, unique dans cette région, existait encore au commencement de ce siècle. Il était^du double plus grand que ceux d'Europe, mais ne donnait point de fruit.
« Tandis que l'Espagne semblait ignorer cette victoire qui surpasse toute épopée, aux Antilles, une tradition constante et invariable dans sa transmission perpétua le souvenir du miracle. Là où déjà s'oublie le nom de TAdelantado, les habitants se rappellent le prodigieux événement. La renommée du miracle des flèches s'est inainleaue vivace dans l'île d'Iluïti. Ecoutons un témoignage que personne ne suspectera; c'est celui d'un commissaire de la République française, obligé, en germinal an VI, do traverser cet ancien champ de bataille. « C'est dans ce lieu, ^t'ïïf et à Tombre d*un sapotillier qui existe encore, que '•'hiistophe Colomb, après une bataille décisive contre les 'naturels, se retira pour rendre grâces à Dieu. Il y lit célé- ^'ferune messe, et planter une Croix (1^. » Avant lui, un *•* vant créole, membre du gouvernement colonial, député de ^■^ IMartinique, Moreau de Saint-.Méry, avait aussi parlé du- * *-«^ACLE DES FLÈCHES (2), daus Sa description de la partie ^'^tiagnolo de Saint-Domingue.
^ Les habitants, restés étrangers aux influences de Cour,
^^^crmés par la voLv publique do ce fait miraculeux, re-
^^tinaissaient son importance, et le classai:^nt parmi les
i'iveuis dont la Providence avait comblé la nation espa-
Piiole. La réimpression de V Histoire gôiu^rnle des l'ail s des
^ostillans dans les Indes, par Antonio de lierre ra, fuite à
Madrid, en 1730, chez Nicolas Hodriguez Franco, et dédiée
1. DoRVO-SouLASTRE, ex-cominissaire du gouvernement de S:i in t- Domiogue, Voyage par terre d»; Santo-Domingo, capitalr ih: la partie espagnole de Saint-Domingue, p. 6'J, 10.
2. Moreau de Saint-Méry, descriptioti de la partie esponnolc de Saint- Domingtn;, t. I, p. 132.
Castillans. Le burin réparait ainsi, crune ir orûcielle, l'oubli do Ihistoriographe royal.
« Aux Antilles, lo.s lieux tônioius de cet intervention en ont lldèlenient garclt> méiiioi il survécu au renviTsement tjt au dépeuplem qui fui autn'foirt la Concoptitm. A quflqi] rormita^'o «ir Sanlo-r,erro, vt7ro le sommet dcrriùre la Croix qu'éleva Colomb, se trouve église, dont les murs intérieurs sont couveri fort anciennes, et en triste étal; à droite s* description d'une grande bataille livrée aux vis on voit Col(»ml), rendant des actions de « Au fond, dit la relation «lu comniissairo de est représenté le miracle des KLÈrHKs refM Vierge sur les Indiens qui les lam;aient. i:
encore représenté à l'entrée «le réalise i^t l'autel. 11 tient le premier rang parmi les f naires qui accompa^inèreut la Découverte J
La L'''i''nde tlorre et les Bollandistos.rappc une chose certaine, que saint <:hristt»phr, i sommer son martyre par la décapitation, lu être perci' do llèclies, mais que les llèclies reî et qu'.iucun«' ne put l'atteindre. Ils ajonieut c«'s Ui'chos *v' n'ionriinnt contre le tyran vint 'l'il. <;c l'ail est consiy:né dans tous les réri
APPKMIICES liiS
missel de saint Ambroise, à la préface de la messe du V*orte-Christ.
« Dans la collection des plombs lUstoriés de M. Forgeais,
^t Pessemesse {Afrkêoloyie populaire, citée par M. Péla-
^an, de Nîmes^ dans la brochure signalée plus haut, page
^CK5), nous trouvons plusieurs méreaux qui nous aident à
^^ompiéter l'iconographie de saint Christophe. Ces méréaux,
cotnme on le sait, servaient de jetons aux corporations.
'^l'tisieurs corporations étaient placées sous le patronage
^^ saint Christophe: aussi on possède un assez grand
^c>inbie de plombs frappés à son efûgie. Les arbalétriers
l*^.Taient pris pour patron, parce que, disent les actes de
*^>ii martyre, les flèches que tiraient contre lui les soldats
«ï^^ Dagnon, épargnèrent son corps et se retournèrent contre
s ^s bourreaux; une, entre autres, perça l'œil du roi. Cette
P«^Jticularité de la passion du saint était figurée par plu-
w^ flèches retournées à ses pieds. Oh trouve ce motif sur
châsse qui renferme ses reliques, à Arba, en Dalmatie. »
Cette circonstance, rapprochée du mirnrlc des flèches
dont on vient de lire le récit, conllrme singuliiTement les
'«arques contenues au chapitre'iii de la seconde partie de