‹ Le Révérend Père A. de Ponlevoy de la Compagnie de JésusChapitre 153 sur 252 · I. II Cor. XII · texte numérisé non relu

I. II Cor. XII

356 LIVRE ni. — LE GOUVERNExVIENT RELIGIEUX.

servi, mais pour servir. » Voilà le trait de la supériorité évangélique. Le supérieur est père pour aimer, c'est-à-dire pour se dévouer, pour servir, pour s'humilier, pour laveries pieds de ses frères, de ceux-là même, de ceux-là surtout dont il a à se plaindre*. »

L'humilité telle que l'entendait le P. Olivaint fait donc du supérieur une véritable victime. Il explique cette pensée dans un autre passage : a II faut que j'aie un cœur de Jésus pour avoir un cœur de prêtre, un cœur de victime pour avoir un cœur de Jésus. Un cœur de père prêt à tout dévouement, à toute humiliation, atout sacrifice, in honum; pour être dans la maison de Dieu le vrai supérieur, prêtre et victime^. »

On pourrait croire qu'un supérieur qui peut dispenser des règles peut s'en dispenser luimême. Le P. Olivaint n'était point de cet avis : ce Le supérieur, lui aussi, obéit; le premier il doit obéir. C'est Dieu qui le conduit, lui qui conduit les autres au nom de Dieu. Levez-vous, dit l'ange à saint Joseph. Que j'obéisse donc mieux au règlement, écrivait l'humble religieux. Levez-vous : ma charge au lieu de me dispenser m'oblige. Que je consulte donc plus mes règles, l'Institut, les

1. Le Père Pierre Olivaint. Journal de ses retraites annuelles. Paris, Baltenweck, t. I, p. 189.

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