CHAPITRE VI. — DERNIERS JOURS
sormais, ne pouvant plus tout «faire, j'aurais à subordonner mon ministère à mon office, et ma plus grande abnégation sera pour les nôtres : charitas benigna; pour les passants, charitas patiens ; pour les étrangers, omnibus omniaK »
On voit que ces réflexions se terminent comme les Exercices par un chant d'humble amour qui devait être l'hymne du martyre.
Il le pressentait quand on lui essaya ses vêtements neufs, ce Voilà, sans doute, dit-il, la dernière soutane dont j'ai besoin. » Il remit entre les mains du supérieur des reliques et des gravures. C'était son testament.
Il n'en était pas plus triste pour cela, et en annonçant au P. Pitot sa venue prochaine, pour le mercredi 3o octobre : « La santé au variable, le cœur au beau fixe. »
Cette vigueur d'âme l'accompagna dans son voyage à Brest et Laval, et se traduisait à son arrivée à Paris par les réflexions suivantes.
ce Je suis revenu avec une santé bien précaire encore et un peu blessé à la poitrine, mais laissons ce souci à la Providence. Il faut arriver à la connaissance sentie de ce que nous sommes et de ce que nous valons et pouvons; ce n'est pas pour en demeurer là, et pour nous y noj^er en nousmême, mais pour nous débarrasser plus tôt de