CHAPITRE IV. DIRECTION. ii
A la fin de l'année scolaire i845, il prêcha la retraite aux élèves qui allaient quitter le collège. Il n'abandonnait pas ces jeunes gens à leur sortie de Brugelette, il les suivaitdans le monde, et longtemps, surtout quand ils venaient à Paris : on le verra plus tard. Tel est d'ailleurs, et nous en bénissons Dieu, l'esprit de la Compagnie.
Au temps de la Commune, les insurgés, dans leur grande sortie du 3 avril, inondèrent la maison de campagne de notre collège de Vaugirard. Ils arrêtèrent quatre des Pères^ et à la vue de nos jeunes gens plus avancés en âge, ils se disaient entre eux : « Voyez donc avec quel acharnement ces misérables suivent leurs élèves. » Cette parole était vraie. Non, jamais les Jésuites n'abandonneront leurs enfants; parce que Dieu leur a mis au cœur un amour durable, l'amour des âmes; et cet amour est immortel comme elles.