I. Devenir un homme parfait dans la vie spirituelle. Const
l/l6 LIVRE PREMIER. — FORMATION. *
qu'il n'ait réussi parfaitement dans ce ministère. Tout l'y avait préparé, l'exercice de la parole, l'habitude de la méditation eXjrun fonds déjà riche.
Vers la fin de son troisième an, il fut chargé de prêcher le panégyrique de saint François Régis. On se rappelle la dévotion que le Père de Ponlevoy conçut au noviciat pour l'apôtre du Vivarais. Au troisième an, elle ne fit que s'accroître. Combien de fois pendant l'hiver et par un froid de dix degrés, ne le vit-on pas gravir la montagne sainte ! En s'agenouillant dans cette pauvre petite égUse, écrivait-il à son père, il avait été inondé de consolations. Maintenant, il y venait sans peine. On était au i6 juin, et « les montagnes, ajoutait-il avec grâce, avaient perdu leur bonnet blanc ».
Les populations se pressaient en foule pour entendre le prédicateur. Le sermon fut très -beau : le fragment qu'on va lire pourra en donner quelque idée.
ce Tout ici est encore plein du souvenir de notre saint. Voilà l'autel où il célébra une dernière fois. O Dieu! je le dis avec une sainte horreur, voici la chaire où il parlait. A deux pas, est la maison où il acheva de mourir, la pierre où il inclinait sa tête défaillante, voici la terre où l'on déposa son corps sacré. Ah! Seigneur, viendra, viendra ce grand jour, le jour suprême, je tressaille d'avance à ce magnifique spectacle, je vois cette cendre