‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 10 sur 94 · LA PIERRE DE LA TOATBE · texte numérisé non relu

LA PIERRE DE LA TOATBE

Tu es toute blanche pour que je te voie de plus loin. Tu es toute froide pour repousser mes baisers. Et quand j'arrive je ne te vois pas de loin, Puisque je pleure.

Tu es jeune comme la neio-e

Et quand les oiseaux volent au-dessus de toi.

Ils disent : C'est là-bas l'hiver.

Et l'herbe pousse autour de toi avec amour

Chansons dic Cobzar 31

Pour te montrer (|ue le printemps est venu, Mais tu ne fais pas attention à l'herbe qui pousse Et tu dis toujours : C'est l'hiver.

Tu n'as pas peur du lendemain des hommes Ni de leurs larmes.

Tu ne crois pas aux fleurs parce que tu les vois mourir, Ni aux chagrins parce qu'ils meurent aussi, j'ai été près de toi à l'heure du soleil pour te voir sourire. Et tu n'as pas souri.

J'ai été près de toi à l'heure de la lune, Et tu n'as point pleuré.

Et tu fais semblant d'ig-norer ce qui est en toi, Et que je viens pour ce qui est en toi. Tu crois n'être qu'une pierre Et tu es plus qu'une pierre Puisque je n'ose pas te fouler.

Les jours s'en vont comme la rosée Et je m'en irai aussi.

Et tu ne t'étonneras point d'être blanche sans que je te

voie.

Et la pluie et la rosée te remplaceront mes larmes.

Et tu ne diras pas à ce qui est en toi. La pluie et la rosée ont remplacé ses larmes Parce qu'elle s'en est allée aussi.

Car tu ne dis jamais à ce qui est en toi

Chajisons du Cobzar

Ceux qui pleurent sur toi, Et tu les laisses croire que nous les oublions Car tu ne souffres pas de l'oubli.

Et les jours passeront comme la rosée.

Tu es blanche pour que je te voie de plus loin ;

Tu es froide pour repousser mes baisers ; !Mais quand je viens, je ne te vois pas de loin. Puisque je pleure. Tu es jeune comme la neige.

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