‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 25 sur 94 · TZIGANE · texte numérisé non relu

TZIGANE

Ma mère est partie et la plaine est si grande,

Et mon feu s'éteint comme l'étoile au grand jour.

Bien-aimé, viendras-tu ranimer le feu éteint?

Le voyageur s'est assis auprès de mon feu,

Et depuis, le feu veut s'éteindre, Et mon âme est partie avec le voyageur.

Et je ne sais où va mon âme, Car il ne m'a pas dit oii ses pas s'en allaient

86 Chansons du Cobzar

La forêt la vu passer et m'a dit : Je n'ai pu le retenir

Sous mon ombre.

Et la rivière m'a dit : Je n'ai pu le retenir sur mes bords,

Et je sais que c'était un haïduck, Un de ceux qui se battent toujours et que le soleil aime

voir.

Et qu'aiment voir les rêves des jeunes filles. Et il m'a dit : Que t'apportcrai-je de la guerre ? Veux-tu un voile fin, un fuseau, le plus svelte des fuseaux." Ou une ceinture toute emperlée?

Ou un collier qui pèse à ton petit cœur? Ou un bracelet qui sonne sur tes bras? Veux-tu mon cœur où ton cœur a fait son nid? Que veux-tu que je te rapporte ?

Et moi j'ai dit : Je veux du sang !

Et je le mettrai sur ma ceinture blanche Elle sera toute emperlée.

Et sur mon collier d'argent Il en sera plus lourd, Et sur mon bracelet, Il sonnera plus joyeusement, Et sur ton cœur o^x mon cœur a fait son nid. Et nos cœurs s'en échaufferont.

Je veux du sang.

Chansons du Cobzar

Ma mère est partie et la plaine est toute blanche, Et mon feu s'éteint comme une étoile au grand jour. Bien-aimé, viendras-tu ranimer le feu éteint?

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