LA TOMBE
Ne regarde pas le ciel, au soir, Puisqu'il attriste le cœur des hommes, Mais regarde mon cœur toujours Et tu pourras t'en réjouir.
Une femme venait toujours près de cette tombe Et disait : Me pardonnes-tu ?
Et la tombe disait : Va-t'en, Et la femme partait en pleurant.
Chansons dîi Cobzar
Et chaque fois elle cueillait une fleur sur la tombe.
Mais la tombe ne pardonnait pas
Et la femme disait encore : Prends mes larmes.
La tombe répondait : V^a-t'en!
Mais quand la femme partait en pleurant,
La tombe se soulevait et le mort regardait
La femme partir toute en pleurs.
Ne regarde pas le ciel, au soir, Puisqu'il attriste le cœur des hommes.
Mais regarde mon cœur toujours Et tu pourras t'en réjouir.