L'EPEE
Une étoile est tombée à l'endroit où tu chantes, Et le bruit de tes bracelets fait veiller les oiseaux.
Toi qui restes auprès du sommeil des enfants Et qui les berces, Ta voix est chère aux nouveaux-nés Et les vieillards aiment ta voix.
Chante aussi pour moi quelque chose, Car ta voix m'est chère
Chayisons du Cobzar 93
Comme le bruit de la rivière qui coule parmi le maïs, Comme la rumeur des peupliers â mon seuil. Chante aussi pour moi la chanson de la jeune fille, Celle qui fait aller plus légèrement son fuseau Et bondir son cœur.
Un cavalier a passé la rivière ;
Son épée est tombée dans l'eau. Sans amour, que fait le cœur de la jeune fille?
Sans épée, que fera le cavalier?
j'étais à boire aux bords de la rivière
Et l'épée est venue à moi.
Ht je l'ai prise et je l'ai mise à ma ceinture, Et j'aime sa lourdeur et l'é; ée chante les combats.
Cavalier qui passais la rivière.
Si tu veux avoir ton épée, Viens t'asseoir près de moi sous les peupliers du seuil Où mon cœur bondit et mon fuseau danse, Ou ton épée me fait des récits de combats, Et je te la rendrai; mais toi tu songeras à mon fuseau. J'ai chanté la chanson de la jeune fille.
Une étoile est tombée à l'endroit où tu chantes Et le bruit de tes bracelets fait veiller les oiseaux.