FRANCFORT-SUR-LE-MEIN
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J*étaid à Frabcfort un samedi. Il y avait i long-temps déjà que, marchant ad liasàt^d, je cherchais mon vieux Fi*ancfol*t dans un labyrinthe de maisons neuves fort laides et de jardins fort beaux, lorsque je sdis arrivé tout à coup à l'entrée d'une rue singulière. Deux longues rangées parallèles de maisons noires, sombres, hautes, sinistres > presque pareilles, mais ayant cependant entre elles ces légères différences dans les choses semblables qui caractérisent les bonnes époques
d'architecture; entre ces maisons toutes contiguës et compactes et comme serrées avec terreur les unes contre les autres, une chaussée étroite, obscure, tirée au cordeau; rien que des portes bâtardes surmontées d'un treillis de fer bizarrement brouillé, toutes les portes fermées ; au rez-de-chaussée rien que des fenêtres garnies d'épais volets de fer, tous ces voleis fermés; aux étages supérieurs, des devantures de bois presque partout armées de barreaux de fer; un silence morne, aucun chant, aucune voix, aucun souffle, par intervalles le bruit étouiïé d'un pas dans l'intérieur des maisons; à côté des portes un judas grillé à demi entr'buvert sur une allée ténébreuse; partout la poussière, la cendre, les toiles d'araignées, l'écroulement vermoulu, la misère plutôt affectée que réelle; un air d'angoisse et de crainte répandu sur les façades des édifices; un ou deux passants dans la rue me regardant avec je ne sais quelle défiance effarée; aux fenêtres des premiers étages, de belles jeunes filles parées, au teint brun, au profil busqué, apparaissant furti-