Ammien Marcellin, XVII
3. Appréciation de Flstel de Coulanges, Histoire des Institutions, t. II, p. 326-
avec les Germains, la duplicité, la perfidie, la cruauté, il est un. trait particulier aux Germains et qui caractérise surtout ceux d'entre eux qui sont les plus élevés en culture, par suite de leur frottement avec les Gaulois et les Romains, c'est Venvie. Le Germain est envieux. Une fois qu'il a été mis en contact avec la civilisation et qu'il a pu en apprécier la supériorité et les bienfaits, le Germain, dans l'impuissance de s'en emparer, en devient jaloux, bassement, sournoisement, les lèvres crispées, l'œil convoiteux. Tous les Germains qui ont habité Rome, — tel Arminius, — s'en sont retournés dans leurs forêts, le cœur rongé par le vautour de l'envie et de la haine dissimulée. C'est Tacite lui-même qui le dit: le Germain fait tout par envie, propter invidiam. Ce qu'il ne peut prendre, il le détruit par envie, pour la joie infernale de détruire et de nuire, pour « le plaisir de nuysance » disait-on au moyen âge; aujourd'hui encore (1915), cela se pratique à Louvain et à Reims, sous le nom de Schadenfreude.