‹ Le Rhin francaisChapitre 148 sur 166 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

Les derniers jours passés à Strasbourg. — L'empereur et k-s populations. — Les dernières manœuvres. — Ce que Guillaume désirait savoir. — Sa tournée en Lorraine. — Son départ. — Les maladresses de l'Allemagne en Alsace-Lorraine. — Le mécontentement général. — Impressions de l'empereur. — Comment on aurait pu satisfaire l'Alsace-Lorraine. — Ce que fit la France de 1681 à 1789. — Les Allemands simples usufruitiers. — Les débuts de M. de ManteufTeul. — Les transfuges. — L'Alsace-Lorraine ne se germanisera pas.

Les deux premières journées de fêtes passées, Strasbourg était rentré dans le calme et le silence. Les comparses venus d'outre-Rhin avaient regagné leurs villages, emportant avec eux l'animation des rues principales, gorgés de bière, la poche lestée de quelques écus. L'empereur pouvait voir Strasbourg tel qu'il est. Il partait tous les malins pour Hohfelden où manœuvraient les troupes du 1 5^ corps, et rentrait vers deux heures sans que son passage produisît en ville la moindre sensation. Les habitants allaient et venaient près de sa voiture sans s'arrêter, sans se découvrir, sans tourner les yeux de son côté.

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