LA VACHE BARIOLEE
fausse interprétation, provenant de la prononciation, du dernier vers d'un quatrain français célébrant le vin de Walporzheim:
Tel vin mon Dieu, N'on trouve partout!
Si plein de feu, Si »Bon de gout«!
On en connait deux. Voici la prenaière:
Un riche paysan rencontrant un jour au pied du rocher en question une brave jeune fille, lui dit:
»Si, assise sur la saillie extrême du rocher que voici, tu parviens à changer de bas, cette vache que je tiens à cette corde est à toi, ainsi que le fourrage nécessaire à son entretien. « z
La jeune fille accepte le marché, monte sur le rocher, y change de bas et pour prix de son audace reçoit la vache tachetée de différentes couleurs. De là la dénomination.
L'autre légende de beaucoup plus intéressante s'exprime comme suit:
Au temps où en Allemagne Tordre et la discipline étaient devenus de vains mots, où le droit était porté à la pointe de Tépée et où les nobles ne rougissaient pas de faire cause commune avec les voleurs de grands chemins, vivait dans TAhr un seigneur qui rêvait de rétablir par ce moyen ses finances délabrées. Pour atteindre ce but il volait et assassinait sans relâche et, la terreur qu'il inspirait aux habitants des villages voisins était telle, qu'à son nom seul chacun se signait avec effroi. Un jour on vint annoncer à cet hôte sinistre, qu'un riche marchand devait passer la nuit suivante dans les environs avec un chariot richement chargé. Dans l'espoir de s'accaparer d'un grand butin le chevalier fit immédiatement ses préparatifs et alla s'embusquer