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méningés vient signer la nature d'un rhumatisme, en apparence banal, ainsi que le prouve l'observation suivante.
OBs. XXII — G. Caussade. — Méningite tuberculeuse, au décours d’une attaque de rhumatisme articulaire aigu (maladie de Bouillaud).
Malade de 52 ans, sans antécédents tuberculeux, ayant eu déjà 7 attaques de rhumatisme articulaire aigü franc, au cours desquelles s’est constitué un rétrécissement mitral : attaques violentes, durant de 4 à 6 semaines.
A l'entrée : Maladie de Bouillaud au déclin, apparition de céphalées, au décours de la polyarthrite, et en 3 semaines, évolution d’une forme anormale de méningite tuberculeuse. Mort.
Ponction lombaire : liquide louche, lymphocytaire, contenant du bacille tuberculeux.
Cette remarquable observation vient prouver une fois de plus que la maladie de Bouillaud, dans sa forme la plus franche, n'est parfois qu'une polyarthrite tuberculeuse.
. Nous avons vu que l'observation V (de Massary) soulevait le problème des formes curables de la méningite tuberculeuse, sur lesquelles avait déjà imsisté Poxcer. L'auteur de cette observation conclut d’ailleurs : « J'en tire une double conclusion : la première, c'est qu'un rhumatisme dont l’évolution démontre la nature tuberculeuse, peut simuler pendant plusieurs semaines un rhumatisme articulaire aigu franc; la seconde, c'est qu’une méningite tuberculeuse peut évoluer par poussées successives ». Chacun sait que les cas de guérison indiscutable de méningite tuberculeuse sont rares. Ils concernent plutôt certaines formes de tuberculose localisée des mé-.
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ninges, avec réaction inflammatoire de voisinage, Ces sujets succombent en général à une nouvelle poussée, survenant dans un délai plus ou moins éloigné. Il n'en persiste pas moins, que l’on peut rapprocher ces cas de certaines formes de rhumatisme cérébral, et qu’ils peuvent s'identifier avec lui.